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Le défilé du 14 juillet, on en parle, on le regarde parfois à la télé si on n’a rien de mieux à faire. Mais y êtes-vous déjà allé ?
Ce fût ma mission de ce dimanche.

Tout d’abord, si l’on veut caresser l’espoir de voir autre chose que ses voisins de devant, mieux vaut se lever de bonne heure et sauter dans le premier métro à 6 heures du mat, puis patienter jusqu’à 10 heures… Oui, il vous faudra de la patience. Et inutile d’essayer d’aller place de la Concorde, les « officiels » voient le défilé face aux Champs Elysées, puis les médias sur les côtés. En remontant les champs, de jolies tribunes sont là pour les gens plus importants que vous. Puis ensuite un espace pour la presse. Et ensuite le reste des Champs pour les bouseux comme nous.

Bref, une fois arrivé, on attend. Une fois les barrières ouvertes, on vous fouille en vous sommant de retirer le bouchon de votre bouteille. On re-attend le début du défilé (et il ne vaut mieux pas être trop stressé par le tireur d’élite sur le toit derrière vous… ce n’est pas le moment de sortir un parapluie). Lorsque ça commence enfin, François Hollande debout sur sa charrette remonte les Champs Elysées, sous les huées et les sifflements de la foule… Pas très populaire ce garçon. Les chevaux de la garde républicaine laissent au passage quelques beaux crottins, surprise du chef pour les troupes aux sols.

Après un défilé aérien sympathique (mais rien de transcendant lorsque l’on est déjà passé par la case Salon du Bourget), le défilé s’entame avec les soldats étrangers, puis l’école Polytechnique, les autres écoles, et un florilège de petits soldats dont certains avec d’étranges bonnets de Cousteau :

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La popularité des différents corps se ressent alors : Les CRS, policiers, gendarmes se font siffler lors de leur passage, tandis que pompiers et écoles reçoivent moultes applaudissements. Les légionnaires, applaudis également, clôturent le défilé des troupes terrestres sur le pas le plus lent.

Après une petite attente, les différents véhicules motorisés, dont ont n’en soupçonnerait pas l’existence pour la plupart, poursuivent le show. Des canons gigantesques, des grues, des char d’assaut, des camions, et un tas d’autres engins pour tuer. Et puis finalement, quelques hélicoptères et parachustistes plus tard, on essaye de rentrer chez soi (pas évident) tandis que les militaires draguent la populace et font des photos avec les touristes.

Mission accomplie. Le défilé du 14 juillet, c’est à faire une fois dans sa vie. Mais pas deux.

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