« Tu seras ingénieur mon fils » : Mensonges et tromperies
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Si je vous demande quelle est l’école la plus prestigieuse en France, j’aurais sans doute les classiques réponses : Polytechnique, HEC, ENS, ENA, …
Maintenant, souvenez-vous de vos jeunes années lycéennes. Comment choisissiez-vous votre filière ?
Si vous aimiez les Lettres vous alliez en L, si vous aimiez les Maths c’était en S, …
Non ! Soyons sérieux, personne n’aime vraiment les maths à cette période là. Les maths sont comme le vin rouge : au lycée on préfère la bière, et on ne peut aimer ca que si on continue à en boire.
L’ingénieur comme choix par défaut
Je vais vous donner la réponse, et cela ne fera sans doute pas plaisir à certains. Si vous étiez bon, vous alliez en S (C pour les anciens). Cela ne veut pas dire que les autres sont des abrutis, non, ce n’est pas du tout la leçon à en tirer. Ce qu’il faut comprendre c’est que nous sommes influencés dans cette décision. Mais allons encore plus loin (et je vais sans doute en énerver d’autres…) : En Terminale scientifique, où vont ensuite les meilleurs ? Réfléchissez la réponse est évidente. Médecine ? Oui, c’est vrai pour certains.
Ma réponse sera la suivante : les meilleurs, n’ayant souvent qu’une très vague idée de ce qu’ils veulent faire plus tard, vont en classe préparatoire scientifique (autrement dit maths sup / maths spé pour les anciens encore une fois. Oui, je suis gentil, je traduis.
). Guidés par papa/maman, où un professeur de maths qui leur dit « Tu es bon, vas en classe préparatoire, ca ouvre plein de portes ! »
Tous les « taupins », comme on dit, si l’on en exclue la part « epsilonesque » qui fera l’ENS ou une formation exotique (je m’inclus dedans.) la quasi-totalité poursuivra par une école d’ingénieur, et à la sortie de son école sera : ingénieur ! (logique)
Alors, la classe prépa scientifique, ca ouvre plein de porte ?? D’une certaine manière oui, parce qu’à côté tout paraît facile et l’on peut facilement aller voir ce qu’il se passe ailleurs (j’en suis la preuve vivante). Cependant, cela revient à dire « Tu ne sais pas quoi faire ? Alors tu seras ingénieur. ».
C’est ici que je veux attirer votre attention !!
L’ingénieur est notre modèle de réussite
- Premièrement, on nous impose le métier d’ingénieur comme modèle de réussite par défaut. Certes, être ingénieur c’est plutôt un beau métier, avec de belles perspectives de salaire, mais c’est comme cela qu’on se retrouve avec des ingénieurs qui veulent changer de métier… une fois qu’il sont devenus ingénieurs !
- Deuxièmement, on nous conseille la classe préparatoire comme une super-terminale qui nous donne le temps de réfléchir à notre orientation, alors qu’en réalité le chemin est tout tracé pour devenir ingénieur et rien d’autre.
- Troisièmement, ceux qui choisissent cette voie en ayant conscience qu’ils deviendront ingénieurs ne savent pas en quoi consiste ce métier. « Le technicien c’est celui qui visse les écrous. L’ingénieur c’est celui qui le regarde faire c’est ca ? »
Qui est considéré comme « l’élite » de la nation ? Quel est le modèle de réussite de notre société ? Il faut être ingénieur. D’ailleurs dans « ingénieur » il y a « génie », et dans notre société on place l’ingénieur sur un piédestal. Être ingénieur c’est avoir réussi sa vie.
Les preuves de ce que j’avance
Cet article à d’abord été écrit avec mon ressenti et mon expérience. Mais pour être sûr de ne pas complètement de planter, j’ai fais quelques recherches et j’ai trouvé une étude de la CDEFI (Conférence des Directeurs des Ecoles Francaises d’Ingénieur) intitulée La motivation des élèves ingénieurs dans le choix de leurs études qui confirme la plupart de mes affirmations dans cet article !
Quelques chiffres qui proviennent de cette étude :
- 20% des parents des élèves ingénieurs sont ingénieurs eux-même, alors que les ingénieurs représentent 3% de la population totale.
- Parmi les élèves-ingénieurs, 21 % des garçons et 33 % des filles déclarent ne pas vouloir travailler dans un domaine lié à l’ingénierie à un horizon de 7 ans (contre 0 % des garçons et 6 % des filles en Allemagne)
- 63 % des élèves-ingénieurs déclarent ne pas avoir été assez informés sur le métier d’ingénieur (contre 36 % en Allemagne)
Merci d’avoir lu cet article. Comme vous l’aurez compris cet article n’a pas pour but de critiquer le métier d’ingénieur, ni de faire renoncer ceux qui voudraient s’engager dans cette voie. J’espère simplement pouvoir aider quelques personnes – peut-être vous ? – à se poser les bonnes questions : Est-ce que je veux vraiment être ingénieur ? Est-ce que je fais cela pour faire plaisir à mes parents / à es professeurs / à mon chien / … ? Qu’est ce qui me plait dans le métier d’ingénieur ? Est-ce que je sais vraiment en quoi consiste le métier d’ingénieur ?
Bref, ne faites pas une école d’ingénieur parce que c’est une voie réputée, mais seulement parce que vous aimez ca. Ne laissez pas d’autres personnes décider pour vous.
Etant moi-meme ingénieur j’aurais du mal à te contredire la-dessus.
Pour ma part, j’aimé vraiment les maths et les matières scientifiques mais j’ai été beaucoup dessus par la réalité du quotidien de l’ingénieur…c’est vrai que l’on est pas assez informé des débouchés et la raison est principalement que notre monde évolue tellement vite qu’on ne peut pas vraiment prévoir les métiers à +3ans. Le métier d’ingénieur est dailleurs en mutation permanente et aujourdh’ui on l’associe plus à un métier de manager…
Tiens je ne savais pas que tu étais passé par une école d’ingénieur avant d’être à l’EM Lyon
Au passage, je me suis permis de t’ajouter sur Viadeo.
Il est vrai que l’ingénieur ne reste pas ingénieur en temps que tel et à tendance à évoluer assez vite vers un rôle de manager. D’ailleurs les profils mixtes école d’ingé / école de commerce sont très recherchés par les recruteurs, et beaucoup d’écoles ouvrent avec pour but ce double cursus (je pense à l’Iteem par exemple)
Pour ce qui est des débouchés, j’ai moi même fais deux ans de prépa scientifique parce que j’étais plutôt bon et que j’aimais les sciences, sans même savoir que les concours menaient vers des écoles d’ingénieur !
Je suis dans l’ensemble d’accord avec l’article : ingénieur est souvent un choix par défaut. Mais pourquoi ?
Il suffit de faire un petit sondage sur la question du métier d’ingénieur autour de vous. Je doute qu’il y ait deux réponses identiques, tout simplement parce que ingénieur n’est qu’un titre, pas un métier. Au contraire, ce diplôme donne accès à de nombreux métiers (chercheur, consultant…).
Ce n’est donc pas étonnant que les jeunes ne choisissent pas ce métier par vocation. Le seul moyen de les motiver à se lancer dans cette voie est de leur présenter des métiers type. Les plus qualifiés pour ça sont les ingénieurs eux-mêmes. Leurs enfants ont donc plus de chance de se lancer dans cette voie, sachant ce à quoi leur avenir professionnel peut ressembler.
Mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose de faire cette formation sans savoir exactement le métier que l’on veut faire. Personnellement, je trouve ça attrayant de pouvoir choisir son métier une fois le marché du travail abordé et changer/évoluer à tout moment.
C’est une très bonne remarque que tu fais là. (Tu es ingénieur où élève-ingénieur ?)
Il est vrai que Ingénieur c’est plus un titre qu’un métier. Par contre, je doute que les enfants choisissent ce métier parce que leur parent, eux-même ingénieurs leur ont expliqué. J’ai l’impression que les parents-ingénieurs ont du mal à expliquer en quoi consiste leur métier (et il est d’ailleurs plus facile pour un boulanger ou un plombier d’expliquer clairement ce qu’il fait !). Pour moi les enfants d’ingénieur sont à peine plus informés que les autres et reproduisent seulement le parcours de leur parents.
Après c’est sûr qu’il vaut mieux se retrouver ingénieur et se rendre compte que finalement on voulait être boulanger, que l’inverse !! Cependant, ce serait tellement mieux si l’on pouvait se tromper moins souvent, et je trouve qu’il y a un véritable travail d’orientation à faire chez les jeunes. Actuellement celui-ci est fait de manière désastreuse et les conseillers d’orientation, dans les rares cas où les élèves les consultent, sont plutôt des conseillers de désorientation.
Je me souviens encore des conseils de mon oncle qui était conseiller d’orientation lorsque j’étais en Terminale et que je me demandais si je devais aller en prépa :
» – Ecoute, Romain, c’est simple. Tu as envie de travailler ?
- Heu… Je sais pas… ben oui.
- Alors va en prépa. »
(Véridique!)
Je suis encore élève-ingénieur (bac+4).
Les parents ingénieurs n’expliquent peut-être pas leur métier précisément, mais ils racontent leurs journées, parlent de leurs projets… Il reste forcément quelque chose dans la tête de leurs enfants.
J’avoue qu’il y a un sérieux problème au niveau de l’orientation. La plupart des conseillers font simplement la correspondance entre le bulletin et la formation « correspondante » à leurs yeux. C’est pas surprenant que de nombreuses réorientations aient lieu en post-bac.
Mais le vrai problème est ailleurs je pense. La relation entre l’école et le travail est quasiment inexistante. Il est par conséquent difficile de se projeter dans son avenir professionnel, d’autant plus si le métier est peu médiatisé.
Personnellement, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire en Terminale. Par contre, je savais une chose, je ne voulais pas faire une prépa classique avec concours.
« tout simplement parce que ingénieur n’est qu’un titre, pas un métier »
Hartok a parfaitement raison sur ce point là. Ton analyse est intéressante mais la fin n’est pas très pertinente ni réaliste par rapport à ce à quoi te forment les écoles d’ingénieur. Etre ingénieur, pour moi, c’est simple : c’est être capable d’être une interface entre des gens qui travaillent à un niveau très technique, presque quel qu’en soit le domaine, et les gens qui sont incapables de comprendre la technique ou presque. Et là je viens de décrire une pléiade de métiers : chef de projets en tous genres, consultants, ingénieurs réseaux par ex, etc).
Le vrai problème se trouve dans le fait que personnellement je n’ai compris ça qu’en plein milieu de mes études d’ingé. Je corresponds bien au profil que tu as décrit. Perso j’adorais les maths au lycée (si si je te jure, pour moi c’était un peu l’équivalent de faire du sudoku
), je suis arrivée en prépa où j’ai compris que je voulais plus faire de sciences DU TOUT, mais j’ai compris en me penchant sur les écoles que beaucoup d’entre elles ne forment pas à un métier orienté uniquement technique !
L’opinion publique a une image fausse de ce qu’est la prépa/les écoles d’ingé/le fait d’être ingénieur. Après je pense que peu d’études autres que les études d’ingénieur mènent à autant de possibilité de métier après. Le mieux étant de faire une école d’ingé qui a une composante marketing/commercial (c’est mon cas =)).
Maintenant je suis diplômée et je suis chef de projet web. C’est très loin de l’image traditionnel d’ingénieur n’est-ce pas ? =) Et 40% de ma promotion est consultant…
Après, on peut parler de la crise de la trentaine : beaucoup d’élèves ingés choisissent un peu une voie par défaut au sortir de l’école, et je les comprends, car la demande est très concentrée au même endroit en ce moment (consulting, audit, finance). C’est pas évident. Mais ce n’est pas à imputer aux études qui elles laissent le choix. C’est le monde du travail qui ne laisse pas le choix.
Dernier article de Galathys : Inception Day – part three
Je suis conscient que ingénieur c’est vaste, et que les perspectives d’évolution sont très variées. D’ailleurs tu as raison, je ne vois aucune autre voie qui offre une aussi large palette de métier, à part les écoles de commerce.
Tu semble heureuse dans ton métier, mais il me semble que beaucoup ne le sont pas et ce que je voulais souligner dans cet article, c’est que j’ai l’impression que certains ont été trompés. Au lycée on leur a vendu les classes prépa comme la « voie royale », puis en prépa le titre d’ingénieur comme le top moumoute de notre société…
Et pour les maths, tu dois être une bête à part
Non plus sérieusement, c’est en prépa que les maths sont devenues douloureuses (en tout cas c’était mon cas!) en raison de l’écart de niveau en terminale et maths sup.
Mais si tu aimais les maths, tu aurais très bien pu faire deux ans de prépa, puis poursuivre à la fac et faire un doctorat en maths; mais la fac c’est le mal. Aller à la fac après une prépa c’est un peu considéré comme avoir raté ses études !
Oh mais non, les meilleurs vont en prépa soit mais pas forcément en prépa scientifique, ben ouais prépa HEC c’est plutôt pas mal aussi =P.
Pas très intéressant mon commentaire, non, je voulais ajouté que j’étais totalement d’accord, déjà on a un sérieux problème au niveau orientation en France, je pense que beaucoup d’élèves s’engage dans une voie sans savoir ni les débouchés ni en quoi consiste leur futur job et sinon en tant que ancienne S Science de l’ingénieur avec 3/4 de ma classe qui a filé en prépa maths, je peux le dire : la prépa maths (comme toutes les prépas en générale) c’est le magnifique choix par défaut mais de là à dire que les meilleur vont en maths, pour la S, je conçois, c’est assez vrai mais pour après le bac, je suis moins d’accord, beaucoup d’élèves qui peuvent aller en MP, PT, PC préfère choisir une autre voie parce qu’ils ne sont ni attirer par la physique, ni par les science de l’ingénieur ou parfois même par les maths.
Après, je ne suis pas en école d’ingé =).
Dernier article de Silice : On prépare le film – TRON Legacy !
Quitte à troller un peu sur mon propre blog, je vais dire que le prépa HEC est loin d’être aussi dure que la prépa scientifique ! Je me souviens encore dans ma prépa des épiciers qui sortaient tous les jeudi en boîte
Mais par contre les élèves ingénieurs ne sont pas plus sérieux que les étudiant de business school j’en suis persuadé ! Une fois la pression des 2 (voire 3) ans de prépa retombée, c’est la relâche la plus totale pour la majorité !
Ceux qui ont le niveau pour aller en prépa et qui n’y vont pas, c’est à mon avis parce qu’ils ont entendu tellement de choses horribles dessus qu’ils sont effrayés. C’est d’ailleurs assez marrant que l’on nous pousse à aller en prépa tout en nous répétant que ca sera horrible et que l’on va devenir des nolifes pendant quelques années (si on ne se suicide pas avant….).
En fait je dirais que les meilleurs, à quelques exceptions près, de S vont en MPSI, PCSI, ou parfois PTSI, les meilleurs de ES vont en prépa éco, et les meilleurs de L vont en hypokhâgne. C’est un peu caricatural mais ca ne doit pas être si loin que ca de la réalité !
Malgré toutes les critiques que l’on peut émettre sur l’orientation, j’ai l’impression que les choses ne peuvent que s’améliorer (en même temps vu l’état actuel, ca ne peut pas empirer…). Non pas grâce aux conseillers d’orientation, mais grâce au net puisqu’on trouve de plus en plus d’infos et notamment des vidéos-métier. Espérons que celles-ci deviendront plus complètes qu’un simple interview.
Tu es passée par une école de commerce Silice ?
Je suis actuellement en prépa commerce en fait ! Et y a des prépas commerce qui sont très très dure (pas la mienne, soit…, chez moi, idem y en a qui se font pas mal de soirée en semaine mais ce ne sont pas les meilleurs faut l’avouer !) et c’est très caricatural ton système, dans le sens qu’en S, comme tu le dis si bien, c’est en générale les meilleurs secondes et donc il y a presque autant de bon en littérature en S qu’en L, tout ça pour dire que certains S vont en prépa littéraire ou commerciale (de plus je crois qu’il y a plus de ECS que de ECE pour les prépas commerce -enfin j’en suis pas persuadée mais dans ma région c’est le cas-).
Mais après c’est sur que les prépas c’est l’élite (bien que lorsque je regarde certains prépas, je me dis que l’élite de demain ne nous annonce pas un avenir radieux…) avec la fac de médecine et de droit…
Bon après comme tu l’as si bien dit, les classe prépa, c’est aussi des paniers fourre-tout où tu mets tous ceux qui ont un peu d’estime d’eux-même (quoi que…) et qui ne savent pas franchement ce qu’ils veulent faire.
Dernier article de Silice : On prépare le film – TRON Legacy !
Pour résumer, la prépa c’est pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire et qui veulent bien travailler.
La fac c’est pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire mais qui ne veulent pas travailler.
Tout à fait avec toi sur ce point !
Même ici au Maroc c’est la même chose, ingénieur est un choix par défaut pour ceux qui soit disant bossent bien.
En terminal, on a la filière SM (siences maths) où tout les bon élèves (y compris ceux qui n’aiment pas vraiment les maths) vont pour décrocher leur bac et aller faire des prépas puisque qu’ils ne savent pas quoi faire exactement, et qui, comme tu as cité, leur ouvrent plusieurs portes par la suite (à leur avis).
Cependant, après les prépas, il n y a possibilité que d’écoles d’ingénieurs, de toutes sortes et de toute spécialités.
Peso, je n’ai pas opté pour ce choix, j’étais brillant au lycée certes, mais je ne me voyais en aucun cas ingénieur ^^
Dernier article de Hatim : 3 façons d’utiliser le spam en votre faveur
C’est marrant, cela se passe un peu de la même façon au Maroc qu’en France, alors qu’aux Etats-Unis par exemple toutes les filières sont plus où moins sur un même plan puisque tout le monde va à l’université !
D’ailleurs ils ont des drôles d’idées de nommer les sections scientifiques « SM » :p
Loin de moi l’idée de dire qu’il faudrait tuer le système de classes prépa parce que ailleurs c’est mieux (ca je n’en sais rien) : cela serait d’ailleurs impossible à mettre en œuvre, et sans doute inutile…
0,03% d’ingénieurs dans la population, cela ferait 20 000 ingénieurs en France… Je pense qu’il y a erreur, il y en a bien plus, sans aucun doute… sinon a raison de 5 ans d’étude et une vie pro de 40 ans, cela ferait seulement 2 500 nouveaux ingénieurs formés par an. Pour info, il y a 50 000 prépas par an (dont une partie certes va vers les ESC) sans compter les écoles d’ingénieur post bac…
Dernier article de Martin : Bilan décembre 2010
Tu as raison, il y a un problème.
Je me suis fié à ce document : http://www.romainsimon.net/go/nb-ingenieurs/ et après vérification, il y a bien environ 30 000 ingénieurs diplômés… mais par an. Le document ne le précisait pas et je me suis fais avoir lamentablement…
Merci à toi Martin, je vais corriger l’article !
Cela ferait donc grossièrement 2% de la population qui est ingénieur.
Oui c’est à peu près ça, 2,4% de la population en 2009 :
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02135
Je suis à 200% d’accord avec chaque mot de cet article : je suis moi même ingénieur diplômé en informatique/multimédia.
J’étais bien sûr doué en science au lycée, et bien évidemment j’ai eu droit au « Prépa/ingé ça ouvre plein de portes ! ». En gros, pas la peine de te creuser la tête sur ton avenir, ça viendra tout seul !
De là le cycle classique : MathSup/Spé puis admission dans une Ensi pour faire de l’info, ce qui finalement me semblais être une bonne idée. Les 3 années de cours sont passées plutôt vite, et furent enrichissantes, bien que les premiers stages en entreprises firent retentir les premières alertes
.
Après une année à bosser dans une entreprise à l’issu de mes études, et accessoirement à se faire chier comme un rat mort à son poste, en vivant dans un ville où l’on ne connait personne, c’est la bonne grosse remise en question, avec à la clé la reprise d’études … arrêtées au bout de 4 mois.
Désormais, flou artistique intégral, qui me laisse à penser que la priorité numéro un aujourd’hui, c’est l’orientation. C’est ouvrir l’éducation au monde du travail, c’est faire découvrir aux élèves les enjeux des futurs postes auxquels ils désirent prétendre. C’est leur donner à s’intéresser à un futur métier, et non pas à un futur diplôme.
Parce que finalement, ce manque d’intérêt pour l’orientation ne m’a finalement pas pousser à me poser les vraies questions : j’étais sur des rails, confortablement assis, filant droit à ma perte en croyant décrocher le seul sésame qui en vaille la peine : avoir son beau diplôme et sa belle situation.
Bref c’est le bordel, et c’est pas facile de voir clair. Bon après soyons lucide, à 24 ans avec un diplômé d’ingé en poche, y’a pire comme situation. Ne reste plus qu’à trouver le prochain cap.
Merci Fallen pour ce témoignage très intéressant !
Suite à cet article, je ne ne compte plus les visiteurs qui tombent sur mon blog en cherchant sur Google « de moins en moins d’élèves veulent devenir ingénieur », « je n’aime pas le métier d’ingénieur », « le métier d’ingénieur ne me plait pas », etc…
Si le métier d’ingénieur ne te plait vraiment pas, il ne faut pas en rester là. Heureusement, beaucoup d’opportunités s’offrent à toi :
), …
- Tu peux évoluer très vite vers un poste de management
- Tu peux devenir entrepreneur et monter ta boîte. Avoir un background d’ingénieur est un énorme avantage, et qui plus est en informatique. Si tu envisages cette voie, n’hésites pas à m’envoyer un mail pour en discuter http://www.romainsimon.net/contact-romain-simon
- Tu peux carrément changer de métier, devenir consultant, devenir prof en lycée où même en prépa (et là tu pourras mettre en garde les élèves
Bon courage à toi, en espérant que tu reviennes partager tes évolutions de carrière.
Je trouve Romain Simon super mignon il me fait craquer !!!!!! <3
Bonjour à tous,
alors pour moi, c’est à peu prêt pareil que notre ami Fallen,
j’étais très bon jusqu’en terminale dans toutes les matières sauf le sport ^^, mais on me déconseillait de faire prépa Mathsup puisque malgré mon niveau, je n’étais pas toujours bien logique! Malgré cela, j’ai fait une petite prépa, j’ai découvert les joies de la fête mais aussi les notes inférieures à 10, voire inférieure à 5. ça m’a rendu, ce que je considère comme fainéant d’apprendre, je n’avais plus du tout la même envie. Malgré cela, j’ai fait une école d’ingés puisque le titre « Ingénieur en Imagerie Numérique et Vision » me bottait, mais c’était sans compter l’informatique qui a été mon pire cauchemar pendant ces 3 ans d’études, je ne m’attendais pas à cela et j’ai vraiment détesté. Cependant, en Ecole, j’ai participé à tous les mouvements étudiants, bde, etc, et j’ai développé un côté relationnel énorme alors que j’étais assez réservé auparavant.
Une fois diplômé (de justesse, mais avec un bon stage) j’ai trouvé un emploi dans la recherche médicale, où je me suis ennuyé à mourir, sauf lorsque j’étais en bloc d’opération, j’étais fasciné de voir des gens passionné de ce qu’ils faisaient! Ensuite, je me suis demandé s’il valait mieux pas essayer le privé, et j’ai été installateur et formateur dans la Gestion Electronique de Documents (encore de l’informatique …), un an à arriver chez le client sans être sûr de quoique ce soit, pour finir par un départ négocié, mais avec des clients satisfaits. ensuite un an de chômage, à me demander que faire de ma vie, puis un an de support (informatique) qui s’est plutôt bien passé, mais encore un poste pour lequel j’ai eu le sentiment de ne rien comprendre et de feindre, pour finir par partir en mode « into the wild » en Nouvelle-Zélande …
résultat des courses, je vous écrit de NZ, où depuis 5 mois j’essaie de trouver un métier stable, en vain, je pensais que ça serait un déclencheur à 27 ans, mais non … donc j’avoue être perdu, car je ne sais pas quoi faire, je ne peux pas reprendre les études (financièrement parlant et peur de refaire une erreur) et je cherche encore ma voie, puisque toutes mes expériences n’ont mené qu’à des échecs, mais pas au niveau relationnel, que ce soit au niveau de mes clients ou de mes collègues, mais je ne me sentais pas à ma place, j’ai besoin d’action et de relations, mais maintenant dès que je réponds à une offre pour des métiers axés « com », je n’ai pas les qualifications requises … et mon parcours chaotique ne valorise pas …
si jamais vous avez des pistes, des aides ou des réponses à m’apporter, je vous en saurais gré ^^
Bonjour,
Si tu ne trouves pas de boulot dans la comm, c’est peut-être tout simplement qu’il n’y a pas de boulot dans cette branche. D’ailleurs même les gens qui bossent dedans n’en trouvent pas.
As-tu pensé à créer ton entreprise ? Cela pourrait te permettre d’exploiter ton expérience d’ingénieur, tout en te permettant d’abandonner le côté « technique ». Si tu cherches de l’action et du relationnel, cela pourrait te convenir parfaitement.
Dernier article de Romain Simon : Comment choisir le nom de son entreprise
Je suis super heureuse de trouver cet article. J’étais dans une classe de futurs élèves-ingénieurs, et j’aurais aussi pu opter pour cette voie, mais comme je n’y comprenais rien, j’ai laissé tomber. Je suis rassurée de savoir qu’une grande quantité d’élèves-ingénieurs ne savent pas eux-mêmes là où ils vont au départ. Je croyais sincèrement avoir raté un épisode au lycée… C’est maintenant dix ans plus tard que je me réintéresse à cette filière, avec un peu plus de recul et de compréhension.