"Tu seras ingénieur mon fils" : Mensonges et tromperies

Si je vous demande quelle est l’école la plus prestigieuse en France, j’aurais sans doute les classiques réponses : Polytechnique, HEC, ENS, ENA, …
Maintenant, souvenez-vous de vos jeunes années lycéennes. Comment choisissiez-vous votre filière ?
Si vous aimiez les Lettres vous alliez en L, si vous aimiez les Maths c’était en S, …

Non ! Soyons sérieux, personne n’aime vraiment les maths à cette période là. Les maths sont comme le vin rouge : au lycée on préfère la bière, et on ne peut aimer ca que si on continue à en boire.

L’ingénieur comme choix par défaut

Je vais vous donner la réponse, et cela ne fera sans doute pas plaisir à certains. Si vous étiez bon, vous alliez en S (C pour les anciens). Cela ne veut pas dire que les autres sont des abrutis, non, ce n’est pas du tout la leçon à en tirer. Ce qu’il faut comprendre c’est que nous sommes influencés dans cette décision. Mais allons encore plus loin (et je vais sans doute en énerver d’autres…) : En Terminale scientifique, où vont ensuite les meilleurs ? Réfléchissez la réponse est évidente. Médecine ? Oui, c’est vrai pour certains.

Ma réponse sera la suivante : les meilleurs, n’ayant souvent qu’une très vague idée de ce qu’ils veulent faire plus tard, vont en classe préparatoire scientifique (autrement dit maths sup / maths spé pour les anciens encore une fois. Oui, je suis gentil, je traduis. 😉 ). Guidés par papa/maman, où un professeur de maths qui leur dit « Tu es bon, vas en classe préparatoire, ca ouvre plein de portes ! »
Tous les « taupins », comme on dit, si l’on en exclue la part « epsilonesque » qui fera l’ENS ou une formation exotique (je m’inclus dedans.) la quasi-totalité poursuivra par une école d’ingénieur, et à la sortie de son école sera : ingénieur ! (logique)
Alors, la classe prépa scientifique, ca ouvre plein de porte ?? D’une certaine manière oui, parce qu’à côté tout paraît facile et l’on peut facilement aller voir ce qu’il se passe ailleurs (j’en suis la preuve vivante). Cependant, cela revient à dire « Tu ne sais pas quoi faire ? Alors tu seras ingénieur. ».

C’est ici que je veux attirer votre attention !!

L’ingénieur est notre modèle de réussite

  1. Premièrement, on nous impose le métier d’ingénieur comme modèle de réussite par défaut. Certes, être ingénieur c’est plutôt un beau métier, avec de belles perspectives de salaire, mais c’est comme cela qu’on se retrouve avec des ingénieurs qui veulent changer de métier… une fois qu’il sont devenus ingénieurs !
  2. Deuxièmement, on nous conseille la classe préparatoire comme une super-terminale qui nous donne le temps de réfléchir à notre orientation, alors qu’en réalité le chemin est tout tracé pour devenir ingénieur et rien d’autre.
  3. Troisièmement, ceux qui choisissent cette voie en ayant conscience qu’ils deviendront ingénieurs ne savent pas en quoi consiste ce métier. « Le technicien c’est celui qui visse les écrous. L’ingénieur c’est celui qui le regarde faire c’est ca ? »

Qui est considéré comme « l’élite » de la nation ? Quel est le modèle de réussite de notre société ? Il faut être ingénieur. D’ailleurs dans « ingénieur » il y a « génie », et dans notre société on place l’ingénieur sur un piédestal. Être ingénieur c’est avoir réussi sa vie.

Les preuves de ce que j’avance

Cet article à d’abord été écrit avec mon ressenti et mon expérience. Mais pour être sûr de ne pas complètement de planter, j’ai fait quelques recherches et j’ai trouvé une étude de la CDEFI (Conférence des Directeurs des Ecoles Francaises d’Ingénieur) intitulée La motivation des élèves ingénieurs dans le choix de leurs études qui confirme la plupart de mes affirmations dans cet article !

Quelques chiffres qui proviennent de cette étude :

  • 20% des parents des élèves ingénieurs sont ingénieurs eux-même, alors que les ingénieurs représentent 3% de la population totale.
  • Parmi les élèves-ingénieurs, 21 % des garçons et 33 % des filles déclarent ne pas vouloir travailler dans un domaine lié à l’ingénierie à un horizon de 7 ans (contre 0 % des garçons et 6 % des filles en Allemagne)
  • 63 % des élèves-ingénieurs déclarent ne pas avoir été assez informés sur le métier d’ingénieur (contre 36 % en Allemagne)

Conclusion

Merci d’avoir lu cet article. Comme vous l’aurez compris cet article n’a pas pour but de critiquer le métier d’ingénieur, ni de faire renoncer ceux qui voudraient s’engager dans cette voie. J’espère simplement pouvoir aider quelques personnes – peut-être vous ? – à se poser les bonnes questions : Est-ce que je veux vraiment être ingénieur ? Est-ce que je fais cela pour faire plaisir à mes parents / à mes professeurs / à mon chien / … ? Qu’est ce qui me plait dans le métier d’ingénieur ? Est-ce que je sais vraiment en quoi consiste le métier d’ingénieur ?

Bref, ne faites pas une école d’ingénieur parce que c’est une voie réputée, mais seulement parce que vous aimez ça. Ne laissez pas d’autres personnes décider pour vous.

http://www.romainsimon.net/wp-content/uploads/2010/11/Etude_CDEFI.pdf

Crédit photo originale : Photonyx

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57 comments

  • Futur Entrepreneur 17 décembre 2010   Reply →

    Etant moi-meme ingénieur j’aurais du mal à te contredire la-dessus.
    Pour ma part, j’aimé vraiment les maths et les matières scientifiques mais j’ai été beaucoup dessus par la réalité du quotidien de l’ingénieur…c’est vrai que l’on est pas assez informé des débouchés et la raison est principalement que notre monde évolue tellement vite qu’on ne peut pas vraiment prévoir les métiers à +3ans. Le métier d’ingénieur est dailleurs en mutation permanente et aujourdh’ui on l’associe plus à un métier de manager…

    • Romain Simon 17 décembre 2010   Reply →

      Tiens je ne savais pas que tu étais passé par une école d’ingénieur avant d’être à l’EM Lyon 🙂 Au passage, je me suis permis de t’ajouter sur Viadeo.
      Il est vrai que l’ingénieur ne reste pas ingénieur en temps que tel et à tendance à évoluer assez vite vers un rôle de manager. D’ailleurs les profils mixtes école d’ingé / école de commerce sont très recherchés par les recruteurs, et beaucoup d’écoles ouvrent avec pour but ce double cursus (je pense à l’Iteem par exemple)

      Pour ce qui est des débouchés, j’ai moi même fais deux ans de prépa scientifique parce que j’étais plutôt bon et que j’aimais les sciences, sans même savoir que les concours menaient vers des écoles d’ingénieur ! 🙂

  • Hartok 17 décembre 2010   Reply →

    Je suis dans l’ensemble d’accord avec l’article : ingénieur est souvent un choix par défaut. Mais pourquoi ?

    Il suffit de faire un petit sondage sur la question du métier d’ingénieur autour de vous. Je doute qu’il y ait deux réponses identiques, tout simplement parce que ingénieur n’est qu’un titre, pas un métier. Au contraire, ce diplôme donne accès à de nombreux métiers (chercheur, consultant…).
    Ce n’est donc pas étonnant que les jeunes ne choisissent pas ce métier par vocation. Le seul moyen de les motiver à se lancer dans cette voie est de leur présenter des métiers type. Les plus qualifiés pour ça sont les ingénieurs eux-mêmes. Leurs enfants ont donc plus de chance de se lancer dans cette voie, sachant ce à quoi leur avenir professionnel peut ressembler.

    Mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose de faire cette formation sans savoir exactement le métier que l’on veut faire. Personnellement, je trouve ça attrayant de pouvoir choisir son métier une fois le marché du travail abordé et changer/évoluer à tout moment.

    • Romain Simon 17 décembre 2010   Reply →

      C’est une très bonne remarque que tu fais là. (Tu es ingénieur où élève-ingénieur ?)
      Il est vrai que Ingénieur c’est plus un titre qu’un métier. Par contre, je doute que les enfants choisissent ce métier parce que leur parent, eux-même ingénieurs leur ont expliqué. J’ai l’impression que les parents-ingénieurs ont du mal à expliquer en quoi consiste leur métier (et il est d’ailleurs plus facile pour un boulanger ou un plombier d’expliquer clairement ce qu’il fait !). Pour moi les enfants d’ingénieur sont à peine plus informés que les autres et reproduisent seulement le parcours de leur parents.

      Après c’est sûr qu’il vaut mieux se retrouver ingénieur et se rendre compte que finalement on voulait être boulanger, que l’inverse !! Cependant, ce serait tellement mieux si l’on pouvait se tromper moins souvent, et je trouve qu’il y a un véritable travail d’orientation à faire chez les jeunes. Actuellement celui-ci est fait de manière désastreuse et les conseillers d’orientation, dans les rares cas où les élèves les consultent, sont plutôt des conseillers de désorientation.
      Je me souviens encore des conseils de mon oncle qui était conseiller d’orientation lorsque j’étais en Terminale et que je me demandais si je devais aller en prépa :
       » – Ecoute, Romain, c’est simple. Tu as envie de travailler ?
      – Heu… Je sais pas… ben oui.
      – Alors va en prépa. »
      (Véridique!)

      • Hartok 17 décembre 2010   Reply →

        Je suis encore élève-ingénieur (bac+4).
        Les parents ingénieurs n’expliquent peut-être pas leur métier précisément, mais ils racontent leurs journées, parlent de leurs projets… Il reste forcément quelque chose dans la tête de leurs enfants.
        J’avoue qu’il y a un sérieux problème au niveau de l’orientation. La plupart des conseillers font simplement la correspondance entre le bulletin et la formation « correspondante » à leurs yeux. C’est pas surprenant que de nombreuses réorientations aient lieu en post-bac.
        Mais le vrai problème est ailleurs je pense. La relation entre l’école et le travail est quasiment inexistante. Il est par conséquent difficile de se projeter dans son avenir professionnel, d’autant plus si le métier est peu médiatisé.

        Personnellement, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire en Terminale. Par contre, je savais une chose, je ne voulais pas faire une prépa classique avec concours. 🙂

  • Galathys 17 décembre 2010   Reply →

    « tout simplement parce que ingénieur n’est qu’un titre, pas un métier »

    Hartok a parfaitement raison sur ce point là. Ton analyse est intéressante mais la fin n’est pas très pertinente ni réaliste par rapport à ce à quoi te forment les écoles d’ingénieur. Etre ingénieur, pour moi, c’est simple : c’est être capable d’être une interface entre des gens qui travaillent à un niveau très technique, presque quel qu’en soit le domaine, et les gens qui sont incapables de comprendre la technique ou presque. Et là je viens de décrire une pléiade de métiers : chef de projets en tous genres, consultants, ingénieurs réseaux par ex, etc).

    Le vrai problème se trouve dans le fait que personnellement je n’ai compris ça qu’en plein milieu de mes études d’ingé. Je corresponds bien au profil que tu as décrit. Perso j’adorais les maths au lycée (si si je te jure, pour moi c’était un peu l’équivalent de faire du sudoku ;)), je suis arrivée en prépa où j’ai compris que je voulais plus faire de sciences DU TOUT, mais j’ai compris en me penchant sur les écoles que beaucoup d’entre elles ne forment pas à un métier orienté uniquement technique !

    L’opinion publique a une image fausse de ce qu’est la prépa/les écoles d’ingé/le fait d’être ingénieur. Après je pense que peu d’études autres que les études d’ingénieur mènent à autant de possibilité de métier après. Le mieux étant de faire une école d’ingé qui a une composante marketing/commercial (c’est mon cas =)).

    Maintenant je suis diplômée et je suis chef de projet web. C’est très loin de l’image traditionnel d’ingénieur n’est-ce pas ? =) Et 40% de ma promotion est consultant…

    Après, on peut parler de la crise de la trentaine : beaucoup d’élèves ingés choisissent un peu une voie par défaut au sortir de l’école, et je les comprends, car la demande est très concentrée au même endroit en ce moment (consulting, audit, finance). C’est pas évident. Mais ce n’est pas à imputer aux études qui elles laissent le choix. C’est le monde du travail qui ne laisse pas le choix.

    • Romain Simon 17 décembre 2010   Reply →

      Je suis conscient que ingénieur c’est vaste, et que les perspectives d’évolution sont très variées. D’ailleurs tu as raison, je ne vois aucune autre voie qui offre une aussi large palette de métier, à part les écoles de commerce.
      Tu semble heureuse dans ton métier, mais il me semble que beaucoup ne le sont pas et ce que je voulais souligner dans cet article, c’est que j’ai l’impression que certains ont été trompés. Au lycée on leur a vendu les classes prépa comme la « voie royale », puis en prépa le titre d’ingénieur comme le top moumoute de notre société…

      Et pour les maths, tu dois être une bête à part 😀 Non plus sérieusement, c’est en prépa que les maths sont devenues douloureuses (en tout cas c’était mon cas!) en raison de l’écart de niveau en terminale et maths sup.
      Mais si tu aimais les maths, tu aurais très bien pu faire deux ans de prépa, puis poursuivre à la fac et faire un doctorat en maths; mais la fac c’est le mal. Aller à la fac après une prépa c’est un peu considéré comme avoir raté ses études !

  • Silice 17 décembre 2010   Reply →

    Oh mais non, les meilleurs vont en prépa soit mais pas forcément en prépa scientifique, ben ouais prépa HEC c’est plutôt pas mal aussi =P.
    Pas très intéressant mon commentaire, non, je voulais ajouté que j’étais totalement d’accord, déjà on a un sérieux problème au niveau orientation en France, je pense que beaucoup d’élèves s’engage dans une voie sans savoir ni les débouchés ni en quoi consiste leur futur job et sinon en tant que ancienne S Science de l’ingénieur avec 3/4 de ma classe qui a filé en prépa maths, je peux le dire : la prépa maths (comme toutes les prépas en générale) c’est le magnifique choix par défaut mais de là à dire que les meilleur vont en maths, pour la S, je conçois, c’est assez vrai mais pour après le bac, je suis moins d’accord, beaucoup d’élèves qui peuvent aller en MP, PT, PC préfère choisir une autre voie parce qu’ils ne sont ni attirer par la physique, ni par les science de l’ingénieur ou parfois même par les maths.
    Après, je ne suis pas en école d’ingé =).

    • Romain Simon 17 décembre 2010   Reply →

      Quitte à troller un peu sur mon propre blog, je vais dire que le prépa HEC est loin d’être aussi dure que la prépa scientifique ! Je me souviens encore dans ma prépa des épiciers qui sortaient tous les jeudi en boîte 🙂 🙂 Mais par contre les élèves ingénieurs ne sont pas plus sérieux que les étudiant de business school j’en suis persuadé ! Une fois la pression des 2 (voire 3) ans de prépa retombée, c’est la relâche la plus totale pour la majorité !

      Ceux qui ont le niveau pour aller en prépa et qui n’y vont pas, c’est à mon avis parce qu’ils ont entendu tellement de choses horribles dessus qu’ils sont effrayés. C’est d’ailleurs assez marrant que l’on nous pousse à aller en prépa tout en nous répétant que ca sera horrible et que l’on va devenir des nolifes pendant quelques années (si on ne se suicide pas avant….).
      En fait je dirais que les meilleurs, à quelques exceptions près, de S vont en MPSI, PCSI, ou parfois PTSI, les meilleurs de ES vont en prépa éco, et les meilleurs de L vont en hypokhâgne. C’est un peu caricatural mais ca ne doit pas être si loin que ca de la réalité !

      Malgré toutes les critiques que l’on peut émettre sur l’orientation, j’ai l’impression que les choses ne peuvent que s’améliorer (en même temps vu l’état actuel, ca ne peut pas empirer…). Non pas grâce aux conseillers d’orientation, mais grâce au net puisqu’on trouve de plus en plus d’infos et notamment des vidéos-métier. Espérons que celles-ci deviendront plus complètes qu’un simple interview.

      Tu es passée par une école de commerce Silice ?

      • Silice 17 décembre 2010   Reply →

        Je suis actuellement en prépa commerce en fait ! Et y a des prépas commerce qui sont très très dure (pas la mienne, soit…, chez moi, idem y en a qui se font pas mal de soirée en semaine mais ce ne sont pas les meilleurs faut l’avouer !) et c’est très caricatural ton système, dans le sens qu’en S, comme tu le dis si bien, c’est en générale les meilleurs secondes et donc il y a presque autant de bon en littérature en S qu’en L, tout ça pour dire que certains S vont en prépa littéraire ou commerciale (de plus je crois qu’il y a plus de ECS que de ECE pour les prépas commerce -enfin j’en suis pas persuadée mais dans ma région c’est le cas-).
        Mais après c’est sur que les prépas c’est l’élite (bien que lorsque je regarde certains prépas, je me dis que l’élite de demain ne nous annonce pas un avenir radieux…) avec la fac de médecine et de droit…
        Bon après comme tu l’as si bien dit, les classe prépa, c’est aussi des paniers fourre-tout où tu mets tous ceux qui ont un peu d’estime d’eux-même (quoi que…) et qui ne savent pas franchement ce qu’ils veulent faire.

        • Romain Simon 18 décembre 2010   Reply →

          Pour résumer, la prépa c’est pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire et qui veulent bien travailler.
          La fac c’est pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire mais qui ne veulent pas travailler. 😀

  • Hatim 18 décembre 2010   Reply →

    Tout à fait avec toi sur ce point !
    Même ici au Maroc c’est la même chose, ingénieur est un choix par défaut pour ceux qui soit disant bossent bien.
    En terminal, on a la filière SM (siences maths) où tout les bon élèves (y compris ceux qui n’aiment pas vraiment les maths) vont pour décrocher leur bac et aller faire des prépas puisque qu’ils ne savent pas quoi faire exactement, et qui, comme tu as cité, leur ouvrent plusieurs portes par la suite (à leur avis).
    Cependant, après les prépas, il n y a possibilité que d’écoles d’ingénieurs, de toutes sortes et de toute spécialités.
    Peso, je n’ai pas opté pour ce choix, j’étais brillant au lycée certes, mais je ne me voyais en aucun cas ingénieur ^^

    • Romain Simon 18 décembre 2010   Reply →

      C’est marrant, cela se passe un peu de la même façon au Maroc qu’en France, alors qu’aux Etats-Unis par exemple toutes les filières sont plus où moins sur un même plan puisque tout le monde va à l’université !
      D’ailleurs ils ont des drôles d’idées de nommer les sections scientifiques « SM » :p
      Loin de moi l’idée de dire qu’il faudrait tuer le système de classes prépa parce que ailleurs c’est mieux (ca je n’en sais rien) : cela serait d’ailleurs impossible à mettre en œuvre, et sans doute inutile…

  • Martin 3 janvier 2011   Reply →

    0,03% d’ingénieurs dans la population, cela ferait 20 000 ingénieurs en France… Je pense qu’il y a erreur, il y en a bien plus, sans aucun doute… sinon a raison de 5 ans d’étude et une vie pro de 40 ans, cela ferait seulement 2 500 nouveaux ingénieurs formés par an. Pour info, il y a 50 000 prépas par an (dont une partie certes va vers les ESC) sans compter les écoles d’ingénieur post bac…

  • Fallen 19 janvier 2011   Reply →

    Je suis à 200% d’accord avec chaque mot de cet article : je suis moi même ingénieur diplômé en informatique/multimédia.

    J’étais bien sûr doué en science au lycée, et bien évidemment j’ai eu droit au « Prépa/ingé ça ouvre plein de portes ! ». En gros, pas la peine de te creuser la tête sur ton avenir, ça viendra tout seul !

    De là le cycle classique : MathSup/Spé puis admission dans une Ensi pour faire de l’info, ce qui finalement me semblais être une bonne idée. Les 3 années de cours sont passées plutôt vite, et furent enrichissantes, bien que les premiers stages en entreprises firent retentir les premières alertes
    .
    Après une année à bosser dans une entreprise à l’issu de mes études, et accessoirement à se faire chier comme un rat mort à son poste, en vivant dans un ville où l’on ne connait personne, c’est la bonne grosse remise en question, avec à la clé la reprise d’études … arrêtées au bout de 4 mois.

    Désormais, flou artistique intégral, qui me laisse à penser que la priorité numéro un aujourd’hui, c’est l’orientation. C’est ouvrir l’éducation au monde du travail, c’est faire découvrir aux élèves les enjeux des futurs postes auxquels ils désirent prétendre. C’est leur donner à s’intéresser à un futur métier, et non pas à un futur diplôme.

    Parce que finalement, ce manque d’intérêt pour l’orientation ne m’a finalement pas pousser à me poser les vraies questions : j’étais sur des rails, confortablement assis, filant droit à ma perte en croyant décrocher le seul sésame qui en vaille la peine : avoir son beau diplôme et sa belle situation.

    Bref c’est le bordel, et c’est pas facile de voir clair. Bon après soyons lucide, à 24 ans avec un diplômé d’ingé en poche, y’a pire comme situation. Ne reste plus qu’à trouver le prochain cap.

    • Romain Simon 19 janvier 2011   Reply →

      Merci Fallen pour ce témoignage très intéressant !
      Suite à cet article, je ne ne compte plus les visiteurs qui tombent sur mon blog en cherchant sur Google « de moins en moins d’élèves veulent devenir ingénieur », « je n’aime pas le métier d’ingénieur », « le métier d’ingénieur ne me plait pas », etc…

      Si le métier d’ingénieur ne te plait vraiment pas, il ne faut pas en rester là. Heureusement, beaucoup d’opportunités s’offrent à toi :
      – Tu peux évoluer très vite vers un poste de management
      – Tu peux devenir entrepreneur et monter ta boîte. Avoir un background d’ingénieur est un énorme avantage, et qui plus est en informatique. Si tu envisages cette voie, n’hésites pas à m’envoyer un mail pour en discuter http://www.romainsimon.net/contact-romain-simon
      – Tu peux carrément changer de métier, devenir consultant, devenir prof en lycée où même en prépa (et là tu pourras mettre en garde les élèves ;)), …

      Bon courage à toi, en espérant que tu reviennes partager tes évolutions de carrière.

  • INCONNU 5 mars 2011   Reply →

    Je trouve Romain Simon super mignon il me fait craquer !!!!!! <3

  • Crac 9 juillet 2011   Reply →

    Bonjour à tous,
    alors pour moi, c’est à peu prêt pareil que notre ami Fallen,
    j’étais très bon jusqu’en terminale dans toutes les matières sauf le sport ^^, mais on me déconseillait de faire prépa Mathsup puisque malgré mon niveau, je n’étais pas toujours bien logique! Malgré cela, j’ai fait une petite prépa, j’ai découvert les joies de la fête mais aussi les notes inférieures à 10, voire inférieure à 5. ça m’a rendu, ce que je considère comme fainéant d’apprendre, je n’avais plus du tout la même envie. Malgré cela, j’ai fait une école d’ingés puisque le titre « Ingénieur en Imagerie Numérique et Vision » me bottait, mais c’était sans compter l’informatique qui a été mon pire cauchemar pendant ces 3 ans d’études, je ne m’attendais pas à cela et j’ai vraiment détesté. Cependant, en Ecole, j’ai participé à tous les mouvements étudiants, bde, etc, et j’ai développé un côté relationnel énorme alors que j’étais assez réservé auparavant.
    Une fois diplômé (de justesse, mais avec un bon stage) j’ai trouvé un emploi dans la recherche médicale, où je me suis ennuyé à mourir, sauf lorsque j’étais en bloc d’opération, j’étais fasciné de voir des gens passionné de ce qu’ils faisaient! Ensuite, je me suis demandé s’il valait mieux pas essayer le privé, et j’ai été installateur et formateur dans la Gestion Electronique de Documents (encore de l’informatique …), un an à arriver chez le client sans être sûr de quoique ce soit, pour finir par un départ négocié, mais avec des clients satisfaits. ensuite un an de chômage, à me demander que faire de ma vie, puis un an de support (informatique) qui s’est plutôt bien passé, mais encore un poste pour lequel j’ai eu le sentiment de ne rien comprendre et de feindre, pour finir par partir en mode « into the wild » en Nouvelle-Zélande …
    résultat des courses, je vous écrit de NZ, où depuis 5 mois j’essaie de trouver un métier stable, en vain, je pensais que ça serait un déclencheur à 27 ans, mais non … donc j’avoue être perdu, car je ne sais pas quoi faire, je ne peux pas reprendre les études (financièrement parlant et peur de refaire une erreur) et je cherche encore ma voie, puisque toutes mes expériences n’ont mené qu’à des échecs, mais pas au niveau relationnel, que ce soit au niveau de mes clients ou de mes collègues, mais je ne me sentais pas à ma place, j’ai besoin d’action et de relations, mais maintenant dès que je réponds à une offre pour des métiers axés « com », je n’ai pas les qualifications requises … et mon parcours chaotique ne valorise pas …
    si jamais vous avez des pistes, des aides ou des réponses à m’apporter, je vous en saurais gré ^^

    • Romain Simon 9 juillet 2011   Reply →

      Bonjour,

      Si tu ne trouves pas de boulot dans la comm, c’est peut-être tout simplement qu’il n’y a pas de boulot dans cette branche. D’ailleurs même les gens qui bossent dedans n’en trouvent pas.

      As-tu pensé à créer ton entreprise ? Cela pourrait te permettre d’exploiter ton expérience d’ingénieur, tout en te permettant d’abandonner le côté « technique ». Si tu cherches de l’action et du relationnel, cela pourrait te convenir parfaitement.

  • Maryline 7 mars 2012   Reply →

    Je suis super heureuse de trouver cet article. J’étais dans une classe de futurs élèves-ingénieurs, et j’aurais aussi pu opter pour cette voie, mais comme je n’y comprenais rien, j’ai laissé tomber. Je suis rassurée de savoir qu’une grande quantité d’élèves-ingénieurs ne savent pas eux-mêmes là où ils vont au départ. Je croyais sincèrement avoir raté un épisode au lycée… C’est maintenant dix ans plus tard que je me réintéresse à cette filière, avec un peu plus de recul et de compréhension.

  • Jenson 29 septembre 2012   Reply →

    Bonjour à tous ,

    J’écris ce message car je me sens complètement perdue depuis plusieurs mois maintenant. J’ai lu le blog, et je vois qu’il y a beaucoup de gens comme moi, c’est rassurant de savoir que l’on est pas le seul et que finalement, on est pas si fou que ça.
    J’ai 23 ans, et je me suis relativement trompé sur mon orientation. Après le bac en poche et ne sachant pas précisément dans quelle domaine m’orienter, j’ai décidé de m’orienter dans l’informatique. Domaine dans lequel j’ai cru « aimer ».

    Durant mon cursus, j’ai senti au file des années que je n’étais pas un passionné, que l’informatique me lasser.
    Pourtant, j’ai essayé d’apprécier les contenus de mes cours, les débouchés, pour me convaincre que c’était le bon choix.

    Aujourd’hui, je me rends compte que le domaine de l’informatique ne me correspond pas du tout. Ça ne me passionne pas, et je ne me vois pas continuer toute ma vie dans ce domaine. Maintenant avec mes 23 ans, et actuellement en bac+4 en informatique, j’ai l’impression de me réveiller trop tard .

    J’aurai donc aimé savoir si des personnes auraient des conseils à me donner pour m’aider, si certain d’entre vous sont dans la même situation que moi, . Si il on eu le courage de se réorienté, ou de bifurquer dans un autre domaine pour avoir une double compétence. Dans quel domaine avez vous réussi à vous réorienter ?
    C’est une situation difficile, ça me fatigue.

    Merci d’avance .

    • Karim 8 novembre 2012   Reply →

      Bonjour,

      Je me suis réorienté pour devenir prof de maths.
      J’ai fait des études d’ingénieur en mécanique suivi d’un Master en Knowledge Management et je voulais vraiment devenir ingénieur ou travailler dans le Knowledge Management. Le problème c’est qu’entre mes études et les postes proposés il y avait une grosse différence. En France l’ingénieur fait tout sauf de l’ingénierie. En vrac on m’a proposé ingénieur qualité client, ingénieur formation qualité, ingénieur sécurité, ingénieur en ingénierie des coûts… Mais des postes d’ingénieur industrialisation ou de conception mécanique ne couraient pas la rue (il faut aujourd’hui aller en Allemagne). J’hésitais à me réorienter et me suis décidé au bout de deux ans de recherche d’emploi à 28 ans pour devenir professeur de maths. J’ai eu mon CAPES à 30 ans et suis ravi même s’il n’est pas facile de se loger convenablement avec un salaire de certifié en région parisienne.
      Pour répondre à ta question: tu n’as que 23 ans donc tu as largement le temps de te réorienter.
      Avec mon expérience je dirai que la question à se poser n’est pas uniquement, quel métier mais aussi quelle ville et quelle superficie d’appartement. En effet si tu souhaites par exemple un 2 pièces, 50 m² dans Paris Intramuros c’est 1000€ minimum et donc il faut le salaire qui va avec; ce qui élimine bon nombre de métiers.
      Une fois la liste des métiers définie tu choisi parmi ces métiers et regardent les formations qui te permettront d’être embauché. attention certains diplômes te forment au métier mais personne ne t’embauchera (Exemple dans les assurances pour l’actuariat, ils recrutent des ingénieur en mathématiques appliqués plutôt que des profil école de commerce + mastères spécialisés en actuariat).
      Bref la question de la réorientation est une question à ne pas prendre à la légère et je t’invite à regarder concrètement le marché de l’emploi dans la région (ne néglige pas l’étranger) de ton choix. Autre précaution: vise les diplômes les plus prestigieux car les recruteurs français aiment beaucoup les classements…

      Un petit point supplémentaire en tant que prof de terminale S il y a une réalité qui veut que pour les élèves qui veulent poursuivre des études scientifiques (mais qui ne veulent pas de médecine ni de sciences humaines ou droit) et sans idée de métiers le moins « risqué » est d’aller en prépas scientifiques. Qu’en pensez-vous? Que pourrais-je dire d’autres à ces élèves qui aiment les sciences? (Je les alerte bien évidemment sur le chemin qu’ils empruntent!)

      Bonne continuation

    • Jeremy 2 février 2016   Reply →

      Je suis exactement dans la même situation… J’aimerais bien en discuter avec toi si tu as l’occasion ! N’hésite pas à me recontacter ! 😉

  • lyss 15 avril 2013   Reply →

    Bonjour,

    Je voudrais réagir à ce post, je suis actuellement en première année dans une école d’ingénieur. J’ai vraiment l’impression que le métier d’ingénieur est un métier par défault.
    Pour ma part, je me suis engagé dans cette voie en connaissance de cause puisque j’ai passé un concours sur titre (entretien + dossier) après une licence. J’étais sur liste d’attente, et maintenant, je constate que la moitié des gens qui ont été admis sur titre sont là par dépit. Je trouve cela complétement dingue!! Beaucoup ce sont trompés de voie, ne s’attendait pas à ça et ce que j’ai du mal à comprendre c’est qu’ils ont pourtant eu un entretien de motivation!! Que s’est il passé pendant cet entretien? J’ai l’impression que tout ce qu’ils recherchent c’est des bonnes notes et point…
    Il y en qui sont là pour l’argent, d’autre car ils ne voulaient pas aller en master mais poursuivre leurs études… Quant à ceux qui sortent de prépas et bien comme tu l’as dit, leur voie étaient déjà toute tracé… Il n’y a aucune passion chez ces personnes et ça me désole.
    Personnellement, j’ai choisi cette voie car j’ai une idée de métier bien précise qui me passionne… Et je me sens bien seule… Je trouve que c’est vraiment dommage…

  • alex fr 25 juin 2013   Reply →

    T Bonjour à tous je trouve cet article super intéressant et en effet cômme tu le souligne bon nombre de jeunes comme moi se sont demandeès ce qu’ils voulaient faire mais cest quand meme dur de sàvoir reelement à un âge ou l’on est peu mature quand meme à sàvoir 16 17 ans pour ma part je suis en 1 ère annee de dcg ( compta gestion) j’ai toujours aimé les calculs les chhiffres et voulant me demarque j’ai commen ecé ce diplome
    Encore peu reconnu mais qui ouvre sur la finance gestion compta étc et permet d’avoir un aperçu notamment aussi par les sraces imposés et dans l’ensemble cela reste bien

  • jul 17 octobre 2013   Reply →

    Bonjour,

    Je viens de tomber sur cet article intéressant, je m’y retrouve également, comme bon nombre de personnes ayant déjà commenté.

    Après une scolarité sans accros au lycée, en filière S évidemment (car à l’époque j’aimais bien les maths, la SVT, la physique, l’histoire géo, bref un peu tout) et avec environ 16 de moyenne j’ai vu une conseillère d’orientation qui m’a parlé des prépas intégrées et des écoles d’ingénieur. Ne me sentant pas l’envergure de faire une prépa pure (trop sensible et je voulais avoir le temps de continuer mes activités) je me suis dit que ça serait une bonne idée. Sur le coup je ne savais pas trop ce que c’était un ingénieur…
    J’ai donc intégré une école en 5ans. Première année très difficile (pour raisons personnelles), dégoûtée de réfléchir et ça ne m’intéressait pas spécialement. Comme je suis consciencieuse, je me suis accrochée pour réussir à passer en 2ème année (même si j’ai du aller aux jurys – pas de rattrapages…). La deuxième année s’est plutôt bien passée, j’avais la motivation de me dire que si je réussissais à avoir de bons résultats je pourrai rentrer en apprentissage pour les trois dernières années. Après quelques barrières administratives j’ai réussi à intégrer cette filière en alternance. A ce moment les cours ont été plus facile à vivre car je voyais un peu mieux à quoi ça pouvais servir, puis les cours étaient plus concrets que les deux années de prépa intégrée.
    Mais au bout de quelques mois, en allant sur des chantiers dans la période en entreprise j’ai eu l’occasion de voir des camions, des grues et du matériel de chantier, bref de voir des gens qui faisaient quelque chose qui me semblait beaucoup plus intéressant que ce que je faisais alors. Ce sentiment n’a fait que se renforcer puisque au fil du temps je suis sorti de moins en moins sur le terrain pour finir par faire des dossiers de maîtrise d’oeuvre derrière un bureau et un ordinateur (cahier des charges, consultation des entreprises, …).
    En parallèle je me suis intéressée au monde du transport et est née en moi une passion pour les camions. J’avais toujours été intriguée par les gros poids-lourds croisés sur la route mais je n’avais jamais imaginé que je pourrai en faire un métier. Plusieurs facteurs sont alors rentrés en ligne de compte : j’adore conduire, j’aime la solitude, la liberté d’être seule dans le camion, d’être mon libre arbitre, la responsabilité du chargement, l’aspect d’anticipation sur la route. C’est pourquoi dans ma tête j’ai fait le choix de ce métier. Mon salaire d’apprenti m’a permis de me payer les permis lourds dès la quatrième année post-bac, puis la FIMO (formation professionnelle obligatoire) en fin de dernière année alors que je finissais mon contrat d’apprentissage.

    J’en suis là et je ne trouve pas de contrat qui me convienne (car je suis compliquée je ne veux pas faire que de la conduite mais aussi du travail d’exploitation sur site, gérer les plannings, les chargements, bref faire un peu de théorie aussi pour aborder plus d’aspects des métiers variés du transport) pour l’instant. Du coup j’ai été obligée de continuer là où j’étais en apprentissage vu qu’ils me proposaient un contrat.

    Je voulais apporter mon témoignage ici d’une part pour montrer qu’on peut se découvrir une passion par hasard et se rendre compte qu’au final ingénieur c’est pas du tout ce qu’on veut faire, mais quand même terminer ses études !
    Et aussi pour indiquer qu’au niveau des parents ça peut ne pas très bien se passer. C’est mon cas : j’ai droit à des phrases assassines tous les jours, des allusions sur ces camions sur les routes qui créent les bouchons (mais bien sûr… et les voitures ça compte pour du beurre?), le salaire minable des chauffeurs (ça je sais que c’est moins qu’un ingénieur…je suis pas débile mais ce n’est pas mon critère de choix n°1, je préfère être heureuse que riche), sur le fait qu’ils n’auraient jamais du me payer des études (eh oh j’ai fait une école publique et ils n’ont pas du payer les trois dernières années… faut pas exagérer!) pour que je finisse chauffeur routier.
    Ils ne comprennent pas mon désir de changer, que rester derrière un ordi à faire des dossiers où ça n’avance pas, vivre l’immobilisme et la politique imbécile de ma direction je n’en peux plus !!! La seule chose qui me permet d’aller au boulot sans pleurer, disons même d’y aller tout court, ce sont les collègues avec qui je m’entends bien.
    Un exemple qui m’a permis de constater ma motivation à me réorienter : j’ai vu la différence, quand j’allais en formation aucun souci dix minutes après le réveil j’étais debout bien réveillée, les semaines ont passées à toute allure. Pour aller au boulot c’est une autre paire de manches, je me lève endormie sans envie au moins 30 minutes après la première sonnerie et la semaine est interminable, j’ai envie de faire le moins d’heures possibles.

    Donc en attendant de pouvoir faire ce qui me plaît, je vais devoir m’accrocher et supporter mes parents encore un peu.

    D’ailleurs un bonne question que j’aimerais vous soumettre : comment faire pour ne pas culpabiliser face aux attentes déçues de nos parents, face à leur peur concernant notre avenir, à leur violence verbale concernant ma réorientation ?

  • fafa 24 janvier 2014   Reply →

    Bonjour,

    Très horrifié par ce que je viens de lire.
    Moi je suis la maman d’un jeune de 19 ans qui fait prépa intégré .c’est vrai c’est à cause de mon insistance que mon fils a passé le concours geipi polytech et l’a réussi mais c’est aussi parce que je croyais que mon fils était assez doué (17 math et 17 physique au bac) et qu’il fallait qu’il fasse de longue étude (5 ans) et en plus il ne savait pas quoi choisir.
    Mais je me rend compte avec toutes les difficultés qu’il rencontre durant cette année (notes catastrophiques et entrainement acharné c’est un sportif de haut niveau) que peut être j’étais trop dur avec lui et là j’anticipe peut être son échec scolaire et une fois encore j’essaye de lui trouver une solution de rechange vu qu’il n’y a pas de redoublement dans son école et qu’il me laisse faire .
    Que peut on faire si on échoue à une 1er année prépa intégré?
    Est ce qu’on peut réussir à trouver un bon job c’est à dire bien rémunéré en faisant autre chose qu’ingénieur sachant qu’il n’est pas français et qu’il étudie en France depuis l’âge de 14 ans tous seul dans le cadre sport étude?
    Merci de me répondre

    • Plop 30 janvier 2014   Reply →

      « Est ce qu’on peut réussir à trouver un bon job c’est à dire bien rémunéré » ? Sérieusement ?
      La question n’est-elle pas plutôt : Est ce qu’on peut réussir à trouver un bon job c’est à dire un métier où on s’éclate et qui nous permet d’être heureux ? (et gagner suffisamment d’argent pour subvenir à ces besoins).
      Mais je comprends totalement votre question.
      C’est juste qu’étant moi même ingénieur et ayant fait le choix de faire autre chose ensuite pour être vraiment heureux dans mon métier, je me suis vraiment posé la question argent/plaisir de faire un métier sympa.
      Sinon pas de souci beaucoup de gens brillants et aillant « réussi » dans mon entourage, se sont posés des questions en sortant du lycée, hésitent et finissent pas trouver leur voie…

    • xavier 14 août 2014   Reply →

      Bonjour,

      Je suis ingenieur, j’ai commence ma carriere dans le conseil en strategie, 6000 euros par mois il y a de nombreuse annees .. j’en suis parti assez vite, degoute par le monde financier et sa destruction des etres humains et de la nature. j’ai fonde une entreprise d’energie solaire et de batiments propres. j’en suis parti au bout d’un moment aussi, car cela reste du capitalisme vert non en accord avec mes idees (la production de panneaux solaires en Chine pollue, nos clients sont des entreprises conventionnelles qui polluent).
      En somme, cela ne m’a rendu riche, car malgre de tres grosses opportunites ce n’etait pas en accord profond avec moi-meme.

      je suis devenu ingenieur en parti pour ne pas galerer financierement, et, comme votre fils, car je ne savais pas trop quoi faire.

      votre fils devrait faire des tests de personnalite et de competences, pour savoir ce qui le fait vibrer et rayonner. c’est sur, le probleme de l’argent … cela fait peur et se comprend. mais si on fait a fond ce que l’on aime, je pense qu’on peut toujours trouver un moyen de le rentabiliser. l’argent est une pure convention et la plupart des gens galerent dans des jobs qu’ils n’aiment pas. si votre fils peut avoir une activite qu’il aime, le reste suivra

  • Fr 3 février 2014   Reply →

    Bonjour à tous.
    Je me reconnais dans l’article et dans certains commentaires.
    J’ai fait un DUT informatique et étant bien classé je suis allé en école d’ingénieur informatique. Aujourd’hui, à 21 ans, en 4ème année (bac+4), j’ai de plus en plus envie d’arrêter ou de me réorienter alors qu’à la base je cherchais vraiment une formation avec un débouché qui me plairait.
    Le pire, c’est que beaucoup de gens de ma promo disent n’avoir pas choisi cette voix par goût pour l’informatique mais par plus par défaut après une prépa ou une prépa intégré.

  • Pioupiou 11 juin 2014   Reply →

    Bonjour,
    Quel plaisir de tomber sur un blog comme celui la .
    Mon parcours;
    bac s mention bien. J ai toujours ete tres volatile , j ai toujours voulu tout faire, tout bien .
    Mes parents sont fonctionnaires,non ingenieurs.
    Completement perdue a la sortie de mon bac, 15min avant minuit la cloture du portail postbac , j etais encore en train de nager entre prepa sciences-po, ecole d archi ou ecole d inge .
    Toujours avec la peur de ne « pas perdre » le cote scientifique de ma formation car « ce serait dommage d’en etre arrivee la pour tout arreter » , et celle de « perdre du niveau  » , bref avec une envie profonde de ne pas me « bloquer les portes  » sur le marche du travail puisque je ne pouvais pas a 17 ans choisir un metier defini pour mes quarante prochaines annees . Peux t on considerer cela comme un manque de determination ?
    Que se passe t il dans ce cas ? Le gros entonnoir s’ouvre devant toi et te voila projetėe en ėcole d’ingėnieurs. Je me rassure alors en me disant que je veux travailler dans un secteur en particulier ,une vraie passion, qui nécessite des connaissances techniques , alors ingénieur.. C ´est parfait . Au pire, je changerais après.
    Ensuite prépa intégrée, petite dizaine de rattrapage pour la premiere annee, miséricorde, cette année la, il manquait de filles dans les quotas, alors je suis passée ! Veridique! En meme temps nous etions 3 filles dans une promo de 100 . Bienvenue dans le monde des écoles d ingenieurs generalistes à dominante industrielle.
    Le plan marche a merveille puisque ma deuxieme annee se solde par un redoublement alors que mes notes etaient plus qu acceptables. Encore un bon plan pour garder les filles. A présent, je m’acharne ,j’y reste puisque je ne dois repasser que deux matières autant refaire cette année . Parfait ,3 ans de prépa en poche, intégration dans l’ecole.
    Aujourd´hui, ayant à mon actif 5 ans dans cette école, sans équivalences, on m’annonce que je redouble ma quatrieme année pour deux matières non validées lors de mon premier semestre en erasmus. Je suis actuellement en fin de 4a. Autrement dit, je redouble ma quatrieme année pour quelques credits , donc repasser un semestre et etre libre de decembre a aout prochain en restant à bac+4.
    Bilan des stages, un dans les energies renouvelables, secteur qui pourrait me passionner, un autre dans la recherche accoustique dans le domaine biomedical. Ma logique , decouvrir differents corps de métier à savoir lequel me correspondrait le mieux .
    A présent, j ai 23ans et je suis encore plus perdue, je me suis rendue compte que:
    Très rares sont ceux dans mon école qui l’ont choisi délibérément car ils aimaient les matières enseignées ou surtout les métiers que l’on peut exercer derriere. C’est mon cas. Dans un climat ou l’on nous fait réellement peur sur notre avenir, j’ai choisi cette voie et n’ose pas en sortir car on m’a offert une vision du monde du travail tellement difficile que je me sens en sécurité. Je me sens à tort plus « réaliste »que les autres étudiants. Seulement bon nombre d’étudiants font des parcours difficiles mais parcequ’ils aiment ce qu’ils font, non pas pour se rassurer . L’apprentissage du « savoir-être ,indissociable avec le savoir-faire dans votre formation » que l’on nous fait subir comme des enfants nous prépare aussi à l’entreprise.
    Voila comment s’est construit ma formation et dans le désir également de ne pas décevoir les parents qui m’ont payé 5 ans d’études ,je ne me sens plus la force de continuer dans cette voie ,bien que je sois proche du diplome (encore 2 ans ).
    Les stages m’ont aussi montré la réalité de l’ingénieur, il reste dans son bureau devant l’ordinateur , mais il est en réalité très seul. Tampon entre le dirigeant et l’ouvrier, il peut être amené a faire des taches tres variées et intéressantes -et c’est ce qui me motive-, seulement un conseiĺ , ne vous engagez surtout pas si vous n’aimez pas l’informatique. Je crois qu’aujourd´hui savoir coder est indissociable dans le travail de l’ingenieur.
    Je fais actuellement le point sur mes ambitions et la vie à laquelle j’aspire et me rends compte que l’informatique et le monde industriel ne me corresponde pas. J’ai besoin d’échanger, d’etre en contact avec les gens, j’adore aussi les enfants et pouvoir leurs transmettre mon savoir. Ce diplome me permet tout de meme d’accéder à une très large palette de métiers et dont la possibilité d’évolution est grande. J’aime aussi réfléchir sur des problèmes complexes et j’ai acquis un raisonnemement intéressant. J’aime réaliser des projets et y passer des nuits blanches si cela me tient à coeur mais je ne me vois pas effectuer le quotidien d’un ingénieur dans l’industrie.
    Je me recentre sur mes motivations.
    A savoir transmettre de vraies valeurs, de vraies connaissances , pouvoir échanger, faire un métier non pas pour la situation mais pour poursuivre de réelles ambitions personnelles.
    Seulement j’ ai encore la crainte de perdre tous ces efforts et j’aimerais trouver une réelle alternative à ce cursus qui ne me convient plus. Le changement me fait peur compte tenu de tout mon parcours déja effectué et du contexte actuel, sachant que j’ai une pression parentale importante -difficile de trouver un job etudiant avec 40h de cours par semaine il faut aussi se financer-.
    Quels conseils pourriez vous me donner ? Me réorienter? Dans quelle branche ?Finir mon cursus pour obtenir ce diplome?
    Merci beaucoup de votre aide

  • xavier 14 août 2014   Reply →

    Ce qui compte est de savoir qui on est, comment on se sent bien. Quels sont votre profil MBTI, votre caractere, etc etc. Si j’avais eu connaissance de ces outils a l’epoque, j’aurais suivi mes gouts plutot que la raison, et je serais moins deboussole aujourd’hui.

    J’ai fait prepa scientifique car je ne voulais pas galerer financierement comme mes parents, des litteraires, et car je ne savais pas ce que je voulais. des etudes longues, cela laisse le temps de choisir plus tard.

    il est vrai que les etudes d’ingenieurs, et encore plus lorsque l’on sort d’une ecole generaliste, permettent de faire des centaines de metiers differents. de la finance a l’ingenierie, de la recherche a la direction d’entreprise, etc., le panel est vaste et on peut travailler a peu pres partout dans le monde.

    neanmoins, ce sont des metiers ou l’on ne s’exprime pas par exemple par l’ecriture, la musique, la danse, … ou par la psychologie. il vaut etre bon psychologue pour etre un bon chef mais ce n’est pas l’aspect central du metier. il vaut mieux savoir ecrire si l’on devient ecrivain de docs techniques, mais l’ecriture d’imagination n’est pas l’aspect central du metier.

    et, surtout, une ecole d’ingenieurs generaliste ouvre la porte au monde de la direction des entreprises. c’est tres interessant, mais tout votre temps y passera. toute votre energie.

    il peut y avoir des choix tres differents de vie. j’aurais adore etre plus ouvert et connaitre les tests de personnalite plus tot, cela m’aurait sans doute aiguille vers ce que j’aime vraiment, l’ecriture et la parapsychologie, et m’aurait donne la chance de suivre des etudes dans ces domaines.

    la formation d’ingenieur c’est tres interessant, tres « haut niveau », cela permet d’avoir une vue d’ensemble sur plein de problemes ensuite, sur le plan technique, economique, etc. mais on n’est pas forcement specialiste d’un domaine (c’est stressant parfois) et il y a beaucoup plus dans le monde que l’aspect rationnel.

    Decouvrez qui vous etes ! ce que vous aimez faire ! c’est ce qui compte le plus. c’etait mon choix d’etre ingenieur, mais un choix un peu sous contrainte, je voulais pas galerer financierement. devenez ce que vous etes

  • Thomas 5 décembre 2014   Reply →

    Merci pour cet article, ça fait plaisir de lire mot pour mot ce que j’ai vécu, on se sent moins seul, et je suis convaincu de ne pas être un cas isolé. A la différence d’une grande partie de mes anciens camarades, je n’ai pas de parents ingénieurs, il m’a suffi d’avoir un bon niveau global en Terminale S pour être encouragé (conditionné) à partir en Math Sup. Et comment aurais-je pu faire un choix différent ? Pas de projet professionnel défini, et pas envie de « sous-exploiter » mon potentiel. Un choix d’orgueil…

    Aujourd’hui j’ai 26 ans, j’ai été renvoyé de mon école d’ingénieurs pour cause de résultats insuffisants, ce qui fut un coup dur à l’époque. J’en suis à quatre redoublements, la prépa, l’école d’ingé, et maintenant le master avec lequel j’ai enchaîné « parce qu’il faut bien décrocher un diplôme ». L’an prochain j’aurai passé un tiers de ma vie dans les études post-bac, soit 9 ans, à cause d’un mauvais choix d’orientation quand j’en avais 18 et surtout d’une volonté aveugle de ne pas me remettre en question. J’ai dégringolé d’un piédestal sur lequel je n’ai jamais vraiment eu envie de monter, faute de motivation. Mais la fac ça reste « la honte » quand on a été convaincu pendant des années de faire partie de « l’élite ».

    Et je ne sais toujours pas ce qu’est un ingénieur. Je doute d’ailleurs de pouvoir un jour en donner une définition. Une coiffeuse, un pâtissier, un comptable, un prof, un informaticien, tout le monde sait ce que c’est. Un ingénieur ? C’est quelqu’un qui « sait des choses ». Finalement les écoles d’ingé répondent parfaitement au profil de l’élève perdu sans projet professionnel. C’est le syndrome du généraliste.

    Au fond, ce qui m’a toujours manqué au cours de mes études supérieures, c’est le sentiment d’apprendre un métier. Résoudre des équations, comprendre des problèmes physiques ? Je sais faire. L’école d’ingé était censée permettre le passage « de la théorie à la pratique » mais il n’est jamais venu, du moins pas dans la mesure où je l’espérais ; quelques tp d’info par-ci, des rares séances « découverte » de logiciels de l’industrie par-là. Les connaissances restaient connaissances, l’absence de compétences devenait angoisse, une angoisse qui n’a cessé de grandir à mesure que je m’approchais du marché du travail.

    A la question « Que sais-je ? » la prépa et l’école d’ingé m’ont permis de donner beaucoup de réponses. A la question « Que sais-je faire ? » je cherche toujours.

  • Nevik 23 mars 2015   Reply →

    Je suis tellement content d’être tombé sur cet article.Voilà, donc moi j’ai fait une prépa aussi en ne sachant pas du tout quoi faire, donc j’ai fait une MPSI, mais celà s’est mal passé j’étais vraiment nul,j’ai fini pas être viré,je me suis réorienté vers une PTSI j’étais nul aussi mais j’ai réussi a passer en deuxième année,j’ai finalement réussi a intégrer une école d’ingénieur mais je me suis trompé dans ma liste des vœux,et comme vous le savez tous, le fonctionnement de ce fameux site est de supprimer tt les autres vœux des qu’on est accepté dans une école,après quelques tentative de contacter d’autre école ,j’ai fini par me persuader que c’est quand même une école d’ingénieur le diplôme est assez reconnu,…
    Mais malgrès celà je me suis vraiment pas du tout attendu a une telle chose je me suis retrouvé avec des personne n’ont pas vraiment le niveau pour une école d’ingénieur (ne pas savoir ce qu’est un vecteur).Bon celà n’est pas dérangeant tant qu’il y a des remise a niveau ou ce genre de chose pour qu’il réussissent.Bon je me retrouve refaire toute les matière scientifique de niveau lycée des profs qui font des cours bidon etc.
    Je vous avoue que j’ai fait beaucoup d’erreur,en prenant les chose a la légère, (pas trop bossé en prépa,pas de réflexion sur ce que je voeux faire etc…) j’assume complètement mon erreur,j’ai vraiment pas pas fait preuve d’intelligence.Mais je ne sait pas où aller de plus avec toutes ces personnes qui regrettent leur école d’ingénieur ça me fait hésiter à partir,de plus malgré cela j’ai appris par les deuxième année que c’est le bordel en première année mais après sa va.
    Pensez vous que je peut entrer dans une autre école sur titre sinon je pense tout remettre a zéro et repartir sur une licence pour intégrer une autre école d’ingénieur ne sachant pas quoi faire à part de l’info,de l’électronique ou de la robotique.Ou alors je continus et je laisse le vent me guider comme je l’ai toujours fait .

  • Thierry 26 mars 2015   Reply →

    Bonjour,
    Ravi d’avoir découvert cet article qui correspond totalement à ma pensée du moment.
    Pour résumer, j’avais de bonnes notes en Terminale S et donc évidemment je me suis orienté, sous les conseils des parents et des profs, vers des études d’ingénieur. J’ai fait l’INSA Lyon, et le département Génie Mécanique.
    En juin 2014, une fois diplômé, je me suis lancé tête baissée dans la recherche d’emploi. Il fallait absolument que je trouve un poste, pour continuer la « voie » écrite. Comme si c’était écrit dans le marbre. Je me persuadais que ça me plaisait, que ces postes d’ingénieur mécanique me plaisaient.
    Depuis octobre 2014 j’ai donc un poste d’ingénieur responsable produit dans une petite boite, poste dans lequel je fais principalement de la gestion de projet. Cependant, tout n’est pas rose et je ne continuerai pas après la période d’essai. Mon ressenti, c’est que des études, on peut les faire pendant 5 ans même si ça ne plait pas. Il y a toujours moyen de sauver les meubles, de se maintenir au-dessus de la moyenne, même si ça ne plait pas. Par contre, le boulot, c’est une autre histoire. Il faut donner de sa personne, s’investir, se passionner, se battre. Il faut aimer son emploi quand on est ingénieur, savoir prendre des responsabilités, des décisions. Or, personnellement, dans ma tête, je suis resté comme si c’était l’école, c’est-à-dire que je percevais le travail un peu comme une punition.
    Donc tout cela fait que je me retrouverai mi-avril au point de départ, avec un diplôme, sans emploi. Non j’ai avancé, maintenant j’ai un appart’, des factures, etc, ce qui fait que je vais devoir m’inscrire au Pôle Emploi.
    Bien évidemment, depuis que je sais que ma période d’essai ne va pas mener à un CDI, je me suis remis à chercher des offres d’emploi. Mais rien ne me plait. Je ne veux pas céder aux sirènes des boites de consultants. Je ne veux plus faire ni de gestion de projets, ni de postes avec de trop grandes. D’un autre côté, je ne suis pas sûr que la technique me plaise assez pour faire des postes avec uniquement de la conception ou du calcul.
    Vous l’aurez compris, j’ai fait des études par défaut, et maintenant je suis perdu, dans le brouillard. Je regrette amèrement de ne pas avoir pensé à tout ça cinq ans plus tôt.
    Je reprendrais bien des études, mais dans quoi ? Je me suis enfermé dans cet esprit ingénieur et je suis perdu.
    Bref voilà, je me suis un peu lâché, si certains veulent en discuter c’est avec plaisir.
    Bonne journée 🙂

    • Biskouu 27 avril 2015   Reply →

      Salut Thierry!

      Moi c’est pareil, sauf que je travaille pas encore ^^!!

      Si tu as des pistes ou des envies de discussion, je suis disponible

      • Thierry 20 mai 2015   Reply →

        Salut,
        Eh bien moi non plus maintenant je ne travaille plus !
        A la recherche d’un emploi d’ingénieur en mécanique depuis un bon mois, mais je suis trèèèès frileux à répondre aux quelques offres que je trouve du fait de ma petite expérience.
        En fait, en sortant d’école, j’étais un peu naïf, je pensais que plus ou moins n’importe quel poste m’irait, il fallait faire comme tout le monde, bref, trouver un taff. Mais maintenant que j’ai vécu six mois en entreprise à un poste qui ne me convenait pas, c’est bien plus dur d’en trouver un nouveau.
        Plus le temps passe et plus j’aurai du mal à recommencer. Non seulement mon diplôme ne va plus rien vouloir dire (les connaissances ne seront plus là, si tant est qu’elles y aient été un jour ^^), mais en plus je vais entrer en concurrence avec les jeunes diplômes juin 2015. Et l’été arrive aussi, avec la baisse des offres d’emplois qui l’accompagne.
        Bref c’est pas gagné tout ça… désolé pour mon retard dans la réponse Biskouu mais j’avais oublié de cocher la case « M’informer des réponses par mail », ce que j’ai fait cette fois-ci, donc si tu veux discuter je suis dispo 😉

  • Biskouu 27 avril 2015   Reply →

    Bonjour à toutes et à tous!!!!

    J’ai 23 ans, bientôt 24 et je viens de terminer mon école d’ingénieur généraliste en génie industriel. C’est seulement depuis 4 mois que j’ai fini mon stage de fin d’études que j’aire entre un sentiment de dépression, des recherches de voie professionnelle qui me plaisent et un vide quant à mes aspirations de vie (loisirs, etc etc). En effet, je me suis rendu compte que je n’ai jamais vraiment « choisi » mes études de moi-même mais plutôt par défaut.

    Même si j’ai toujours aimé les sciences et été curieux d’apprendre, je me suis dirigé vers un bac S par défaut; puis vers une école d’ingénieur (là encore par défaut et par élimination) avec prépa intégrée. Ensuite le choix de la spécialité, c’est à dire procédés, informatique, mécanique etc etc… Là encore, j’ai choisi les procédés par élimination (où le truc qui me semblait le moins chiant). Après des stages en industrie qui m’ont à la fois plu et ennuyer (dans le sens où je ne me voyait pas faire ça pour vivre et que j’attendais les week-end avec impatience), je me retrouve au chômage, où des boites de consulting me proposent des postes que je n’arrivent pas à accepter car je ne sais pas quoi faire / ce qui me plait.

    En regardant mes parents ingénieurs qui rentrent crever du travail, se reposant et ne faisant rien du week-end, sans passions et très peu de loisirs, les repas où le sujet qui revient le plus souvent est le nombre de bouchons, je n’arrive pas à trouver la motivation de chercher du boulot. Alors je cherche d’autre voie mais c’est le flou total.

    Un jour à la gare en attendant le train, j’ai eu du mal à trouver des gens souriants, content d’aller bosser et je me suis décider à trouver quelque chose que j’aime. Parce que oui, quitte à travailler, autant que ça soit motivant.

    C’est rassurant de voir que je ne suis pas le seul :). Mais maintenant que faire? Entre la pression des parents qui veulent que je trouve un boulot et la recherche du bonheur (de grands mots), je plonge de plus en plus dans l’inaction….

    • Thierry 20 mai 2015   Reply →

      Salut,
      Rassure-toi tu n’es pas seul dans cette situation … enfin je suis pas sûr que ça soit bien rassurant d’ailleurs!
      Je me retrouve vraiment dans la description de ton commentaire …
      En recherche d’emploi depuis un mois mais pas pour autant non plus que je postule à toutes les offres que je vois car rien ne me correspond, même soucis que toi.
      Peut-être on veut trop en avoir ?
      On cherche un emploi idéal qui n’existe pas ?

      Finalement ces cinq ans d’études nous apportent un diplôme, mais on peut l’obtenir sans réellement s’intéresser à ce qu’on fait. Juste en travaillant pour avoir des notes suffisantes. Je pense que dans des pays comme les USA où l’embauche se fait plus sur les compétences que sur le diplôme, on se ferait clairement recaler. Alors qu’en France, ce diplôme d’ingénieur bac+5 suffit à trouver un travail, mais toutefois il faut ensuite se faire à ce job. Et c’est pas gagné d’avance …

      Et voilà au lieu de choisir une voie qui nous plait il y a cinq ans, on se retrouve aujourd’hui comme des c*ns !
      Bien dur d’entreprendre complètement une nouvelle orientation, de reprendre des études, de trouver un nouveau métier … cinq ans foutus en l’air ? Ça serait « dommage » comme dit tout le monde.

      Bref perso j’aurai bien aimé vendre des voitures ou être pâtissier … c’est sûr quand on a des notes correctes en TS c’est mieux de faire une école d’ingé.

  • Alexandre 27 avril 2015   Reply →

    Bonjour à toutes et à tous. Déjà, quel article pleins de vérités, et qui résume ce que je pense depuis déjà un an. J’ai 21 ans, je suis en deuxième année d’école d’ingénieur, orientée mécanique/informatique. Il est clair que cette école ne me plaît pas. Au lycée, j’ai choisi d’aller en S, par défaut, car j’avais des bonnes notes en sciences. Mais le problème, c’est qu’avant le bac, on ne fait pas vraiment de science… C’est après le bac, en prépa maths sup/spé (choix par défaut aussi), que je me suis rendu compte que je détestais les sciences, qu’elles ne m’épanouissaient pas. Mais je me disais : « c’est ça la prépa, c’est forcément dur, quand tu seras en école d’ingé, tu t’épanouiras. ». Arrive l’école d’ingé : des cours totalement inintéressants, un rythme monotone… J’ai des notes correctes, mais j’ai appris à prendre du recul sur mes résultats, car ils ont tendance à me tromper depuis plusieurs années, étant donné qu’ils n’ont jamais révélé ce que j’aimais vraiment. Quand j’entends parler du métier d’ingénieur (stressant, beaucoup d’heures de travail, et… INFORMATIQUE). Or je déteste l’informatique, dès que je suis devant un PC pour travailler, c’est le blocage, je refuse de faire l’effort car ça me dégoute. Dans un an et demi, quand je serais diplômé, je ne saurais pas quoi faire… Ce sera le grand flou total : je n’arrive pas à dormir la nuit quand je pense à mon après-études… C’est le flou le plus complet !!!! Une grosse inquiétude, car je ne veux pas faire un métier que j’aime pas, dans lequel je ne m’épanouis pas :-(((( Autant d’efforts pour me retrouver à faire un truc que j’aime pas. J’aimerais recommencer une formation après mon école d’ingé, mais mes parents me forcent à commencer à travailler juste après mon école. Ils ont tendance plus à penser à leur portefeuille, qu’à mon bien-être… Je suis totalement perdu par-rapport à ça. J’ai toujours rêvé de faire du cinéma, et j’aimerais faire une école de cinéma après mon école d’ingé, mais faut que je m’organise par-rapport aux prix.
    Vraiment rassurant de voir que je ne suis pas le seul. Mais quand même, c’est pas évident d’être dans cette situation d’incertitude totale quant à son avenir !

  • vermillone 29 avril 2015   Reply →

    Salut à tous, on se sent moins seul ici ^^. Voici mon témoignage.

    Même positionnement que vous sauf que j’ai à peu près planifié ma reconversion.

    – 2008 BAC S => Déja plein le cul de l’école, j’ai tout juste 10 de moyenne général => « tu devrai faire une formation scientifique, il y a du boulot ! les littéraires, il n’y a pas de boulot, ça sert à rien. ok ça marche ! »

    – 2010 DUT SGM => si ça me saoule => je regarde les formations de cuisine, « mais non continue, il va y avoir du travail après ça, tu aura au moins un diplôme ! », bon oke ça marche !!

    – 2011 Licence en matériaux à l’étranger => c’est pas mal ici, j’apprends l’anglais mais c’est tout, le reste je m’en fou, mais que faire ensuite ? tout le monde part en école d’ingénieur, ça a l’air le bon chemin à suivre. C’est beau, c’est magnifique. Allé feu !

    – 2012 École d’ingé => ça me saoule, mais continue, persévère, les autres années sont plus faciles, ensuite tu vera. OKé allé ! c’est partit.

    – 2014 => Obtention du diplôme d’ingénieur, test en entreprise en stage de 6 mois, « mais qu’est ce que je fous là derrière mon putain d’ordi ??? cela ne m’intéresse pas du tout, olala que faire ?!! »

    – 2014 => fuite à l’étranger en Australie, mais retour rapide en France courant novembre. Je vais faire charpentier. Je me renseigne pour les CAP / BEP, c’est trop tard. Il est dur de changer du tout au tout.

    – 2014 => Mon entourage me conseille tout de même de chercher un post d’ingénieur, que c’est dommage quand même. je cherche un poste à reculons pdt 2 à 3 mois. Puis j’abandonne. Je ne veux pas être ingénieur. Mes parents acceptent mais je me sens seul, livré à mon propre sort. En réalité je ne sais pas trop qui je suis et ce pour quoi je suis fait.

    – 2015 => Pas besoin de savoir résoudre des problèmes de maths pour savoir que la solution à mon problème est de trouver CE métier qui ME correspond, en accord avec MES aspirations.

    – 2015 => bilan de compétences seul avec un petit livre. voir un psy, CIO, conseiller d’orientation. RECENTRAGE, RÉORIENTATION. Ce que j’aime c’est : la nature / le sport / l’alimentation / la nourriture / les bons produits / la campagne / l’art et le dessin. J’ai pensé à :

    – Cuisinier => trop difficile, trop d’heures selon les gens. J’abandonne. Moi j’aime bien cuisiner chez moi, sans être presser.
    – Accompagnateur en moyenne montagne => la formation se fait en parallèle d’une autre activité (par modules de quelques semaines)
    – Paysagiste => J’aime bien la création d’espaces verts, l’art, la diversité des plantes et travailler en extérieur comme en intérieur. La création c’est paysagise DPLG à son compte c’est 3 ans après un bac +2. Etre dehors, c’est CAP/BEP/ BAC pro. Je viserai entre les deux : BTS
    – Horticulteur (maraichage) => Diversité des végétaux / Nature. Moins de débouchés que paysagiste.
    – Agriculteur => m’intéresse mais trop peu de temps libre.
    – Fleuriste => Aspect créatif / Plantes mais recommencer en CAP.
    – Moniteur de ski => 5 ans. Trop long pour l’instant.
    – Dessinateur => Bouché

    – 2015 => plutôt métier manuel ou réflexion ? un peu des deux. évitons de redémarrer au niveau du CAP, j’ai un bac +5, autant le valoriser un minimum.

    – 2015 => 25 ans / Inscription à 2 diplômes en 1 an : – BTS Aménagements paysagers + licence aménagements du territoire en continu/ BTS Horticulture en alternance.

    – 2015 => Divers missions d’intérim pour découvrir différents métiers et stages via pôle emploi et afin de choisir ma voie.

    Voilà un petit résumé condensé de mon expérience…

    Il est vrai, qu’il est très important d’avoir les parents avec soit dans cette démarche de réorientation.

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

    JJ

    • Thierry 20 mai 2015   Reply →

      Salut,

      Franchement un grand bravo pour avoir eu le courage de te lancer dans une nouvelle voie.
      Donc si j’ai tout bien suivi, aujourd’hui tu suis les deux BTS c’est ça ?
      Tu ne regrettes pas d’avoir abandonné l’ingénierie ?

  • Alain 25 mai 2015   Reply →

    Bonsoir à tous,

    Effectivement, comme disait Vermillone, on se sent bien ici ! L’impression d’avoir les oreilles qui comprendront réellement l’angoisse profonde et même la réelle détresse dans laquelle nous sommes tous.

    Il faut dire aussi qu’on est confronté à des questionnements majeurs dans la vie d’un individu et que nous sommes parallèlement contraints par les nécessités simplement matérielles (ainsi que généralement par l’entourage dont l’inquiétude transpire par tous les pores de leur peau).

    Du coup, ça m’a mis dans de bonnes dispositions pour vous parler de ma petite histoire, qui finalement ne sera qu’un témoignage supplémentaire, avec les mêmes questions à la sortie et la même absence de réponses.

    Après un baccalauréat scientifique, je me dirige vers une prépa MPSI, sans me questionner de quoi que ce soit. Je ne me suis posé aucune question pour deux raisons :
    1. j’aimais sincèrement les sciences (je n’avais pas encore compris que le savoir que l’on reçoit de l’école est en fait un savoir éclaté, parcellaire, inutilisable.)
    C’est un savoir qui n’émancipe pas puisque nous sommes contraints d’exercer dans des structures (entreprises, Etat) qui ont les outils qui permettent d’utiliser ce savoir.

    2. j’ai été poussé par tout le monde à faire des sciences. Tout ce qui n’était pas à dominante maths/physique n’était pas sérieux. Et tout le monde y allait du partage de sa croyance : prof, parents, médias, auto-conviction entre élèves.
    Bref, prépa MPSI, puis MP, puis re-MP bonus puis école d’ingé. Et idem, je me suis dit, « en prépa t’en chies mais après les cours seront sympathiques, le boulot sera comme tu aimes et bien payé, ta position sera très bien vue dans la société (et par les banques, ravies d’avoir de bons clients). »

    Pendant cette formation d’ingénieur, j’attendais qu’on me donne les moyens de comprendre les choses, par exemple qu’on m’explique le fonctionnement de systèmes globaux. En fait, j’attendais une synthèse de toutes les micro-connaissances accumulées. Aligner et résoudre des équations à la main, ça va un temps. Pourtant, ils y tenaient à leurs équations… Et quelle déception. Je connais des trucs d’une infinie précision sur la combustion d’un gaz dans un moteur à explosion grâce à des équations que je ne comprends pas (mais ce n’est pas nécessaire me rassure-t-on), mais je suis incapable de t’expliquer réellement et simplement comment et pourquoi une voiture roule. Je crois d’ailleurs que ma plus grosse déception est venue des travaux pratiques qui n’étaient que du traitement d’une grande quantité de données, toujours pressé par le temps et par l’impossibilité de pleinement saisir le fonctionnement du système étudié puisqu’il fallait vite accumuler des données, les traiter, faire des moyennes, des extrapolations, des régressions linéaires, des graphiques, des conclusions, montrer que tel ou tel paramètre est décisif et rendre le tout le plus possible pour se tirer le plus vite possible. Les heures supplémentaires, on verra ça en entreprise quand on sera payé.

    Et je suis aussi totalement d’accord avec Thierry, ce n’est pas nécessaire de se passionner, ni de comprendre ce qu’on fait pour être diplômé. Être présent aux examens suffit presque. Il y a là une inquiétante faille. En entreprise, faire acte de présence ne peut pas être considéré comme un minimum, il faut pondre un truc, donc réfléchir et pas à moitié, ce n’est pas possible.

    Au bout de deux ans de calvaire, j’ai eu la possibilité de faire une année d’études au Canada. J’ai vécu cette année comme une parenthèse enchantée. Les questionnements professionnels sont passés totalement à la trappe, non pas parce que là-bas c’est le paradis pour les étudiants ingénieurs (quoique la formation est à mon sens de bien meilleure qualité, beaucoup plus appliquée que chez nous), mais parce que je menais une vie épanouie à tous égards. Cependant, au retour en France, et après le stage, les questionnements sont revenus avec plus de force que jamais.

    A ces doutes, se sont superposés des éléments sur la société qui m’ont amené à remettre en cause le système dans lequel nous vivons, et notamment la notion fallacieuse de développement durable totalement oxymorique.

    Superposition d’un questionnement professionnel personnel à un questionnement sur le sens de la vie dans notre société. Dur à gérer « tout seul ».

    Après quelques mois passés dans un bureau d’études à travailler sans passion, j’ai décidé d’arrêter et je suis maintenant paumé complet.

    Je suis tenté par plusieurs choses :
    – la permaculture (cf. Eric Escoffier. Voilà du savoir émancipateur !)
    – voyager, voir autre chose, partir à la découverte d’autres cultures. Visiter des pays en période de renouveau qui croient en l’avenir (Russie, certains pays d’Amérique du Sud)
    – l’éducation populaire « pour faire bouger les choses »
    – monter une librairie

    Malgré l’acceptation de l’idée selon laquelle mon diplôme ne me servira plus, je n’ai de puissante passion de substitution.

    On dit souvent « vous êtes trop exigeants ». Je ne pense pas que se sentir bien, juste bien, soit une exigence rare. La boule au ventre à 25 ans pour un travail qui en plus ne me mettait pas la pression ! C’est ça « être exigeant » ? En fait, je crois qu’on en a déjà trop et la vie perd ainsi son sens. Peut-être qu’on a poussé trop loin la rupture homme / nature et que notre environnement est intrinsèquement insatisfaisant. Quant à ceux qui s’y plaisent ou s’y adaptent, cela reste un mystère pour moi. Une question de temps peut-être. On ne pose pas tous les questions essentielles au même moment et nous n’avons pas tous la même façon de répondre à nos besoins.

    Et puis le coup de « tu te poses trop de questions » est aussi assez exaspérant. Naturellement, si j’étais bien, ces questions ne viendraient pas à moi. C’est simplement révélateur de l’état d’incertitude dans lequel je suis.

    Que faire alors ? En parler, échanger pour se déculpabiliser. Se rencontrer idéalement. Se motiver dans nos désirs respectifs et pourquoi pas faire émerger une réalisation concrète entre désabusés de l’ingénierie ?

    Au plaisir d’en discuter.

    Prenez soin de vous.

    Alain.

    • Thierry 27 mai 2015   Reply →

      Bonjour Alain,

      Belle intervention, qui encore une fois confirme ce qui est écrit dans cet article et dans ses commentaires.
      Ton année au Canada ne t’a pas ouvert de nouvelles pistes ? Cela ne t’a pas donné des idées ?
      Perso je n’ai pas fait d’année à l’étranger durant mes études (je voulais faire le strict minimum pendant cinq ans et j’attendais la fin de ces études avec impatience) et je le regrette amèrement maintenant.
      Quoique je ne suis pas sûr que cela aurait changé grand chose à la situation actuelle.

      C’est marrant j’ai un peu les mêmes idées que toi, j’aimerais beaucoup tout lâcher et partir en voyage, ou travailler dans une boulangerie / pâtisserie, ou faire photographe, bref des trucs complètement à l’opposé de la formation. Mais aucune de ces passions n’est motivante au point de franchir le cap.

      Comme tu le dis, on se pose bien trop de questions. On réfléchit trop. C’est ce qu’on veut nous faire croire. De mon côté on me dit souvent que ma première expérience en tant qu’ingé s’est peut-être mal passée, mais que ce n’était qu’une expérience, que tous les postes ne sont pas pareils, qu’ailleurs cela sera différent. C’est sûr, mais encore faut-il trouver un ailleurs. Encore se laisser berner par une offre …

      Toutes ces études nous font nous écarter de plus en plus de la vraie vie. On s’enferme pendant cinq ans dans une bulle d’équations, de mathématiques, de mécanique, sans arriver à en faire le lien avec la réalité. Souvent en rigolant on se dit « bla bla on s’en servira jamais de ces équations », je pense que c’est loin d’être faux. C’est un peu pareil quand on regarde les offres de postes d’ingénieur, quand on cherche concrètement en quoi le boulot va consister. C’est souvent bien loin de la réalité.

      Désolé si je pars un peu tous azimuts dans mes réflexions, mais il y a beaucoup de choses qui me passe par l’esprit en ce moment.

      Bonne journée

  • John 13 juillet 2015   Reply →

    Comme tous ici, je suis moi aussi face à cette remise en question de mon orientation. Comme la plupart, j’ai suivi le même chemin: très bon élève au lycée j’ai suivi la filière S. Assez intéressé par les sciences (moins par le reste sans pour autant être mauvais), ne sachant absolument pas que faire de ma vie, je farfouillai donc un peu partout sur le net et écoutai quelques avis de mon entourage (les COP ne servent pas à grand chose et le lycée ne nous aide pas plus que ça). Ne voulant pas gâcher le brillant parcours que j’avais fait jusque là, ce serait dommage d’arrêter les sciences maintenant et comme je suis assez ambitieux : je serais donc ingénieur (métier de l’élite, pouvant se spécialiser dans bon nombre de domaines (j’ai encore le temps de choisir, je repoussais donc l’échéance), avec de plus un beau salaire, ce qui me permettra de ne pas galérer comme mes parents…).
    Avec des moyens assez modeste, je me tourna vers les écoles publiques et plus particulièrement l’INSA et celle de Lyon, non pas pour sa renommée mais pour sa proximité (et je pense d’ailleurs que d’autres INSA ont certainement plus de mérite que celle de Lyon… mais ce n’est pas le sujet). Dans les meilleurs des 15000 demandes APB, je fus convoqué à l’entretien durant lequel j’ai blablaté un peu, justifiant d’une grande motivation, sans vraiment penser tous ce que je disais, mais enfin bon, entrer à l’INSA quoi, vous vous rendez compte ! Mes voeux furent donc l’INSA Lyon, des DUT et la FAC… la prépa, euh je suis un peu retissant mais j’en ai mis une tout de même.
    Accepté à l’INSA, grosse joie… vint l’inté, phénoménale… puis la rentrée, grande désilusion. Rien que les « pseudo-révisions » de Terminal me donnaient des maux de tête. Les jours passèrent et je ne comprenais rien de rien et j’avais l’impression d’être le seul dans cette galère. L’éfficacité du système Cours(auxquels personnes ne comprend rien)-TD-TP est lamentable, ne me plait pas mais c’est surtout le contenu. Mais qu’importe je m’accroche, je passe le premier semestre avec 11 de moyenne grâce à l’informatique et le sport (rares matières qui me plaisent encore) puis continu à pas mal travailler au second pour obtenir à peine moins (en ayant cependant bien moins bossé qu’au premier car de moins en moins motivé, mais travail régulier). La moitié du temps consiste à me dire « Qu’est-ce que je fais là ? ».
    Une fois je veux arrêter mais le lendemain je me remotive en me disant que ce serra mieux en département et que ce n’est pas forcement plus facile ailleurs dans un autre domaine et dans une autre école

    • John 14 juillet 2015   Reply →

      [SUITE DU RECIT]
      Arrive la fin de l’année, je ne révise pas mes partiels mais réussi à passer en deuxième année tout de même grace à un travail régulier (insuffisant en réalité mais suffisant à la moyenne) et grace à la magnifique harmonisation des notes.
      Actuellement en vacances j’hésite encore à poursuivre l’année prochaine car pour avoir rencontrer différents ingénieurs, ce métier ne m’attire pas (plus) du tout et les sciences de moins en moins ; mais je ne sais pas du tout où me réorienter.

      En ce qui concerne le système, l’accompagnement des élèves et de leur orientation après le lycée est totalement à revoir, presque inexistante. On insiste pas assez sur le fossé (le gouffre) qu’il y a avec l’enseignement supérieur.
      L’entourage, la famille et même la société fait qu’aujourd’hui, comme disent certains: on fait des études pour un diplôme (BAC +..) et non plus pour un métier car si on a l’opportunité, la possibilité et les capacités, il faut faire des études qui permettent d’avoir un métier qui rapporte un bon salaire au détriment de notre réelle volonté et notre futur épanouissement dans notre travail.
      Enfin le système éducatif français n’est certes pas le plus mauvais, mais n’est de loin pas le meilleur. L’égalité des chances n’est qu’une illusion (même si on fait tout pour), le niveau à la sorti du BAC ne fais que diminuer (énormément) tandis que le taux de réussite progresse. (La quasi totalité du programme de maths de première année de prépa était vu au lycée il y a 30ans). Le jugement du niveau de l’étudiant via des moyennes est erroné, et la barre limite de 10/20 est un réel problème: cela pousse l’étudiant à se contenter du minimum, à travailler juste le sujet de l’interro (parfois unique sur un semestre, ce qui conditionne la moyenne), entrainant des niveau de plus en plus déplorable des étudiants qui pourtant pourront continuer sans aucun problème en travaillant juste ce qu’il faut au bon moment.
      De plus le système m’a encore plus choqué lorsqu’il s’agit du réajustement des notes: en ce qui concerne l’INSA (et ce n’est certainement pas le seul), il y a l’harmonisation des notes: à la fin la moyenne de promo est à 12 avec un écart-type faible afin de justifier de l’homogénéité du bon niveau des étudiants. C’est ainsi qu’une personne avec 15 se retrouve à 12,5 et une personne à 9 finie avec 11… motivant n’est-ce pas ? De plus alors que je pense que la moitié des étudiants (et je m’inclus dedans) n’ont pas le niveau et ne mérite pas de continuer, afin de garder un certain pourcentage d’étudiants, seul les 5-10% les plus mauvais seront exclus, ainsi, ceux qui auraient été exclus des années en arrières, poursuivront sans encombre, trainants petit à petit le niveau vers le bas. La politique de chiffre est ici effrayante et on comprend mieux pourquoi c’est la 1ère école POST-BAC.

      Heureusement, il reste tout de même un nombre de gens passionnés par ce métier, et nous devrions les laisser travailler et étudier en arrêtant de se peindre de nos erreurs. Cependant, il est important de soulever tout ces problèmes quant à l’orientation et l’illusion que l’on fait miroiter au élèves de lycée sur le métier et les études d’ingénieurs. Il faut faire bouger les mentalités et faire accepter le fait que ce n’est pas parce qu’on est bon que le métier d’ingénieur est fait pour nous. Il faut aussi alerter sur les modalités de contrôle des acquis et du niveau qui est renvoi une image de l’étudiant très éloigné de la réalité.

      • smd 11 septembre 2015   Reply →

        Je suis passé par là aussi. J’ai été admis à l’INSA mais j’ai vite déprimé. Ca m’a choqué d’apprendre qu’en école d’ingénieur les cours se font en amphi (alors qu’à la fac ils sont fait en salles de TD..). J’ai validé comme toi ma première année grâce à l’informatique (j’étais plutout passionné et doué ) mais j’ai fini par tout détester et laisser tomber les cours. Je regrette ne pas avoir fait prépa, je n’aime pas bosser juste pour passer à l’année suivante.

  • Lat 26 janvier 2016   Reply →

    On dit : « j’ai fait » *

  • Plne 30 janvier 2016   Reply →

    Bonjour à tous,

    C’est dingue le nombre de sujets disponibles sur internet avec une simple recherche « réorientation ingénieur » ou « je n’aime pas le métier d’ingénieur ».
    J’ai trouvé l’article ici présent, ainsi que les différents commentaires, à la fois rassurants (je ne suis pas la seule!), mais terriblement déprimants au vue du métier non épanouissant.

    Aujourd’hui, je me rends compte à quel point on n’insiste pas sur toutes les possibilités d’orientation, et surtout le peu de temps consacré à celle-ci.
    Malheureusement, les conséquences de plus en plus terrifiante de la mondialisation, font que le système éducatif, les écoles, prépa, facultés, la presse … trouvent des arguments laborieux pour créer de plus de postes d’ingénieurs « métier de demain », « métier technologique », « métier à responsabilité », « polyvalent ». Bref, des arguments vastes, suffisant pour un lycéen ou ses parents anxieux sur l’avenir économique.

    Je pense aussi, que s’il y a un réel attrait pour un domaine en particulier, une passion pour une thématique « scientifique » ou d' »innovation », alors la formation peut-être vraiment intéressante, également la faculté, qui laisse entièrement place aux matières scientifiques.

    J’ai suivi une formation dans une école d’ingénieur, moins prestigieuse, et public également, le constat est exactement le même que le commentaire du dessus.

    A bon entendeur.

  • xavier 18 février 2016   Reply →

    Bonjour,

    J’ai 38 ans, en couple, 2 enfants, ingénieur d’une école publique parisienne depuis 2002.
    L’article reflète bien la réalité.

    Voici brièvement mon expérience:
    L’école (polytech paris) faisant partie d’une université pur et dur (Paris 6), il n’y a dans cette école aucun lien avec l’entreprise.
    Le programme de la formation n’est pas construit pour répondre à un besoin économique mais uniquement pour combler des cases vides et mettre des créneaux horaires à des professeurs. Et pourtant, nous en avons appris des choses….Une multitude. Sous le prétexte très flatteur qu’un ingénieur généraliste saura tout faire et deviendra un grand manager. Que répondre à cet argument quand vous êtes étudiant ? Rien.
    C’est seulement une fois diplômé et confronté à la réalité du marché que je me suis rendu compte de la réalité: nous n’étions pas prêt pour aider une société à se développer. L’école n’étant pas suffisamment spécialisée dans un domaine, nous n’avions aucun atout. Le programme de formation est une façade. Une belle publicité que l’on vend pour attirer les abeilles. J’ai du me réinscrire à la fac 1 an après mon diplôme pour me permettre de faire un nouveau stage dans l’espoir d’y trouver un emploi.
    C’est donc grace a ce stage que j’ai fini par m’intégrer dans une entreprise. Mal payé pour beaucoup de travail donc déçu…car ma mentalité française n’était pas adaptée au secteur privé et à ce que l’on m’avait « vendu ». Je ne connaissais finalement rien au métier et j’avais en face de moi des chefs d’entreprise de 50 ans qui avaient besoin de défendre la pérennité de leur société. L’apprentissage a été douloureux. Mais je voulais à tout prix « rentabilisé » mon diplôme. Il devait servir à quelque chose.

    Embauché en CDI par la suite, payé 1400€ net pour travailler de 8h à 20h dans une multinationale du BTP, j’ai découvert un métier et un milieu que je ne connaissais pas : le bâtiment.
    Sans le comprendre, je me suis battu pendant 6 ans pour travailler dans un milieu qui ne correspondait pas à ma personnalité. Inutile de vous expliquer pourquoi. Je pourrai en écrire un livre. Car le milieu du BTP n’est pas mieux que celui des fonctionnaires. Aux antipodes des fonctionnaires. Mais le message que je veux faire passer, c’est : « le pire qui me soit arrivé a été de faire une formation d’ingénieur sans connaitre le métier qui m’attendait. » J’en veux plus au service publique pour cela que pour « vendre » une formation fantôme sans déboucher.

    Après 6 ans de BTP, j’ai repris des études de droits et finalement après un bac+4 de droit en cours du soir, j’ai développé mon entreprise. Pendant 5 ans. Sans aucune aide. Que des barrages de l’administration. Nouvelle deception aujourd’hui. Malgré 100k€ de CA, je me rend compte aujourd’hui que les charges coutent chers (TVA, cotisations salariales, patronales…), que le juridique rends le développement d’une entreprise très compliqué, très périlleuse et que paradoxalement il est très dur de trouver des gens pour travailler en France.
    Il est peut être encore plus dur de trouver des gens pour travailler en respectant toutes les lois françaises que de trouver des clients. J’en suis arrivé à la conclusion que j’allais arrêter cette activité. Malgré 100k€ de CA. Je vais donc retourner une nouvelle fois à pole emploi. Sans savoir ce que je vais faire. Avec un diplôme d’ingénieur et un bac + 4 de droit. Je sais par experience que ca va être très très dur.

    Vous pensez certainement que je suis un illuminé. Je me pose la question aussi, parfois. Oui, je suis perdu. Mais quand je vois ce que sont devenus mes amis d’école d’ingénieur, je me dis que finalement je n’ai pas à me plaindre. Combien se sont ré-orientés dans la fonction publique et vivotent pour toucher un salaire ? Combien sont partis à l’étranger dans l’espoir de vivre ce qu’il ne peuvent pas vivre ici ? Combien sont au chômage ? Combien se sont réorientés ? La très grande majorité. Et beaucoup galèrent. Finalement, aujourd’hui, pour l’instant, je ne suis pas le plus à plaindre.

  • Xavier 18 février 2016   Reply →

    A oui, j’oubliais, les estimations de salaires à la sortie de l’école sont mensongers.

    les secrétaires envoient un e-mail aux anciens élèves pour leur demander leur salaire. 80% des anciens élèves ne répondent pas. Normal quand tu es en réorientation, en stage ou au chômage après avoir supporté une multitude de cours inutiles enseignés par des illuminés, tu ne souhaites pas répondre.

    Il reste 20% de chanceux ou de diplomés qui enjolivent. Voila comment a la sortir de l’ecole, le salaire moyen est de 42k€. (brut pas net…)
    Et ils n’ont pas honte. C’était déjà le cas il a 15 ans. Alors aujourd’hui avec la crise, je n’ose pas imaginer la différence entre la réalité et la fiction de l’administration.

    Rien que de l’écrire, mon cœur se mets à battre à 200 à l’heure. Une honte de l’administration qui défends son petit enseignement misérable.

  • Youri 4 avril 2016   Reply →

    Salut !
    Au cas où tu vois ce message, ça m intéresserait de savoir quelle à été la suite du coup pour toi ?
    Je vis un peu la même remise en question. 7-8h par jour à travailler des documents devant un PC… Pas sur de le supporter longtemps.
    À+

  • Jonas 13 avril 2016   Reply →

    Bonjour,

    Je n’est que 19 ans (heureusement ?) et me reconnais dans beaucoup de témoignages. Pour faire court (car très semblable à d’autres) : pas de parents ingénieur ou qui m’ont poussé mais j’ai fait BAC S puis une prépa à Polytech Orléans (par défaut évidement), deux années plutôt agréables car très loin du travail fourni en prépa classique malgré un ras-le-bol du travail inutile, et une vie étudiante remplie, des amis, une grosse activité sportive de danseur qui ne m’ont pas laissés énormément de temps à la remise en question …

    Viens ensuite le choix de ma spécialité à cette 2ème année (au moment ou j’écrit) et un flou total, au premier abord une envie de faire des énergie renouvelable, durable (ma réflexion disait : t’aime bien les sciences et t’est écolo => Energie renouvelable) mais je me rend compte que c’est très difficile à viser. Et si il n’y avais que ça … C’est utopiste mais j’était parti en voulant trouver un taf qui concilie : temps libre/temps de travail (oui j’avais l’espoir qu’ingénieur pouvais faire ça) car ma bête noire est la semaine à 5/7 à 8/20h qui aurait le talent de rendre quelque chose de vaguement intéressant à insupportable .

    Mais surtout j’ai (depuis la lecture de toutes ces orientations « foireuse ») la grande peur de tomber sur un taf ou « je vais me faire chier comme un rat mort » et chaque vidéos, témoignages, informations, me pousse à croire que l’ingénieur est là pour ça : gestion de projet, bureau d’étude, management…. je cherche en vain dans la multitude un poste qui pourrait être intéressant ET agréable c’est à dire ne pas passer ton temps à gérer, calculer, tester, formater, vérifier, contrôler.

    Alors que faire ? aller au bout et essayer de décrocher un job vraiment sympa : pas trop sur l’ordi (même si j’aime l’info), pas trop de responsabilité, pas trop de de calculs, analyses, conceptions, plus de relationnel. Ou bien juste se rendre compte qu’on à fait 2 ans pour rien et chercher autre chose, mais il est si dur de se remettre en question et de repartir à zéro.

    Alors voila j’ai envie de tout plaquer comme je disais parfois a des amis en rigolant, et partir à la découverte du métier idéal, en effet, à l’opposé de l’ingénierie, j’adore la philosophie, les comportements, le relationnel, la pédagogie, … et un des commentaires précédents (celui de Karim) m’a fait penser à prof de math/physique, auquel je n’avais que vaguement réfléchi, je serait alors ravi d’être aussi heureux que lui si ce futur est le mien, espérons le… Mais pour l’heure je suis tout aussi paumé que pas mal de monde ici et l’idée d’une année sabbatique de recentrage me flirt beaucoup l’esprit.

    Alors à tous ceux qui veulent discuter, je suis ouvert à parler orientation, futur, passions, choix, flou intersidéral de « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir foutre de mes 30 putain de prochaines année pour être heureux » (qui rime pour ma flemmarde personne avec temps libre malheureusement) etc. Je suis en accord avec beaucoup de monde sur le peu d’information apportée au lycée et la désinformation générale, accouplée, nous devons le reconnaître, d’une non vérification de notre part, ou de ce quelque chose qui nous pousse à croire que l’on réussira à s’adapter sans en voir la réalité, sans chercher à se dire, « mais si ça se trouve… ça va être nul ce boulot ! ». Enfin voila je mesure la chance que j’ai d’ouvrir les yeux et de peut-être (à tort ?) ne pas gâcher mes trois (ou quatre) prochaines années dans des études et un boulot qui me feront regretter la décision que je m’apprête très très difficilement à prendre dans les jours qui suivent.

  • Nicolas 9 juin 2016   Reply →

    Cet article fait preuve d’une belle maturité. Je n’ai pas, à proprement parler, de diplôme d’ingénieur, mais un DESS (Master II). J’en ai cependant le grade et la fonction en entreprise. Comme beaucoup, j’ai suivi un cursus universitaire long par revanche sociale, l’ingénierie étant, dans une famille ouvrière, équivalente à l’acquisition de galons tout en restant dans les métiers techniques.
    L’objectif est atteint depuis vingt ans. Mon salaire dans une très grande entreprise m’offre un évident confort matériel, mais mon exigence intellectuelle et ma curiosité ne sont depuis bien longtemps alimentés. Je m’ennuie. L’essentiel de mon énergie est investie dans la compréhension de la complexité organisationnelle de mon employeur. Je m’ennuie et regrette de n’avoir pas su être plus à l’écoute de mes désirs profonds quand j’étais encore un jeune adulte. Mais malheureusement, à cette époque, je composais avec le bagage culturel qui était le mien. La reconversion professionnelle est donc devenue mon objectif principal.

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