Du 17 au 20 mars se déroulait à Sophia-Antipolis un évènement dédié à l’entrepreneuriat : le R3.
En réalité, le R3 se décomposait en 3 évènements : un open coffee club, un barcamp, et un start-up week-end !
Trois semaines après (oui, je sais… j’avais la flemme de reprendre toutes mes notes et du coup je n’ai pas trop mis en forme), je vous livre un feedback sur ces évènements !

Open Coffee Club Sophia

L’OCC est un évènement où se rencontrent tous les mois les entrepreneurs et acteurs du web autour d’un verre. Habituellement, on compte une vingtaine de personnes mais pour cet évènement on comptait plus d’une centaine de personnes ! C’était donc l’occasion d’échanger, de discuter, et de revoir ou rencontrer de nouvelles personnes, et des entrepreneurs surtout !

Romain Simon et Camille Roux

Crédit photo : Maxime Menant

Barcamp

Le barcamp, c’est une sorte de non-conférence, dans le sens où tout le monde peut discuter sur un sujet. Plutôt que de vous livrer les notes que j’ai prises durant ce barcamp, voici les vidéos de l’évènement.

Christian Pineau, Boost your start-up

Ce que recherchent les VC (venture capital = capital-risque) :
• Produit ou service avec un avantage déloyal : personne n’est capable de vous concurrencer.
• Esprit de leader
• De la discipline, et un focus sur l’exécution

Ce qui fait un leader :
• Une compétence, largement supérieure à celle des autres
• Quelqu’un d’authentique, qui croit à des valeurs.
• Etre résilient, respectueux, chanceux, stratège.
• Et surtout l’humilité, ce qui est rare en France par rapport aux USA.

Les 4 dimensions d’un leader :
• Visionnaire, articuler sa vision du futur. Il faut que tout le monde comprenne ce que l’on fait.
• Réaliste : Pas de chiffres mirobolants.
• Sens éthique : C’est moins le cas ici qu’à San Francisco.
• Beaucoup de courage

« Le succès n’est jamais définitif, le fait de chuter n’est jamais fatal, c’est le succès qui compte. »

Pierre-Olivier Carles, serial entrepreneur

Financement d’entreprise :
• Le cash est le sang de l’entreprise.
• Il ne faut pas compter sur les banques, à part pour avoir un découvert.
• Les love money, les business angels, les VC  ne s’intéressent pas à vous sans réseau.

Capital risque :
• Il faut adapter son discours en fonction des VC
• Au bout du 2ème ou 3eme tour, le VC va vous imposer le 2ème homme (CEO). Ce dernier prendra entre 6 et 10%, mais s’ il peut tripler, voire multiplier par 10 le CA, ca vaut le coup.
• Maintenant il y a des super angels. (en France, Niels et Simoncini) : Au lieu de financer 2 ou 3 startups ils en financent plein, mais avec moins d’argent et regardent lesquelles fonctionnent.

• Pas de business plan, mais un business plan de combat !
• Le job de l’entrepreneur est de faire tourner une boite, pas d’aller chercher des investisseurs. C’est le rôle de l’expert comptable.
• Les américains sont loyaux, mais ce sont des tueurs. Ils n’hésitent pas à assigner en justice.
• Il faut bootstrapper.
• Ne pas déposer un brevet soi même car si on se fait attaquer en justice on n’a pas les moyen de contre-attaquer.
• Les associés et salariés doivent être des gens avec qui on s’entend, mais pas la famille ni les amis.
• A la création du projet, il faut anticiper sa vision de la sortie.

Pierre Chappaz, créateur de Kelkoo, Wikio, …

Motivation à entreprendre :
• Ce qui est le plus important c’est la passion. Même si on n’est pas le meilleur, avec la passion on peut le devenir
• C’est également à prendre en compte lorsque l’on recrute quelqu’un.
• Il faut travailler pour les clients, les salariés, et pas pour gagner de l’argent.
Si l’on rate sa création d’entreprise, tout ce que l’on risque de perdre c’est : du temps, de l’argent, et pas grand chose d’autre. Nous avons surtout une peur de l’echec exagérée
Ne pas passer sur des structures = perte de temps
Il faut privilegier les Business Angels à l’administration (Oseo, pépinières..)
Monter boite aux US = pas plus facile, mais plus cher
« Quand un employé se trompe c’est une erreur, quand c’est un patron c’est une expérience »
Trouver un comptable qui connait des investisseur et des VC
Il est important d’avoir des associés, pour echanger si on doute = facteur de réussite fondamental. 1 2 3 asosciés, les meilleurs possibles, plus forts que vous si possiible

Il ne faut pas hésiter à céder du capital :
• Si quelqu’un apporte un réseau dans son advisory board, ne pas hésiter lui donner des parts.
• « il vaut mieux des petites part dans un gros gateau, que des grosses part d’un gateau brulé »
• Chappaz fait des fusions de boites et donne 30%
• Ne pas s’accrocher à 51%, 33%… La part de capital qu’il nous reste n’est pas ce qui est important.
• Si on exerce une minorité de blocage, cela veut dire qu’on a de gros problemes
Si on est pas d’accord on discute et on se met d’accord
Rester seul = Grave erreur

Etre clair sur les jeux de pouvoir entre associés
Quand un associé s’implique plus, on lui attribue des stock options ou des warrants. Les parts ne restent pas fixes.
Internet c’est la conquête de l’ouest. Pour l’instant il y a du monde partout, mais il faut construire des saloons.
Twitter est l’anti exemple. Pas de business model. Il ne faut pas faire un produit qui n’a pas de marché.
Sophia Antipolis n’est pas la Silicon Valley française.

Start-up Week-end #swnsa

Le start-up week-end, c’est un week-end entier pour créer une start-up.
Le vendredi a commencé par les pitchs : une minute pour convaincre que son projet est le meilleur. J’ai pitché pour une sorte de Positeo, mais beaucoup plus évolué tout en restant gratuit. (d’ailleurs je viens que trouver que ca existe : http://www.ranks.fr/)

A la fin des pitchs, je lance Matthieu (membre de Oser Entreprendre) qui m’avait parlé d’un projet, mais hésitait à le pitcher : il s’agissait d’un réseau social pour les éleveurs d’animaux de pedigree.
Mon projet n’étant pas retenu, je rejoins celui de Matthieu, avec  Loic, Christian, Céline, Julie et Antoine.

Le projet se nomme Highnimal, et nous sommes actuellement en train de définir les rôles de chacun, en fonction de qui souhaite continuer le projet, et avec quel niveau d’investissement.

Crédit photo : Sophie Gironi

En tout cas, ce week-end fut très enrichissant. On apprend à travailler en équipe avec des gens que l’on ne connait pas, mais qui sont chacun très forts dans leur domaine (une graphiste dont c’est le métier, un élève ingénieur en doctorat, …). On se créée un réseau avec ces mêmes gens. On lance véritablement un projet. On apprend à travailler vite. On se goinfre de Emilies Cookies et de RedBull pour tenir le coup et bosser toute la nuit de samedi à dimanche. On apprend à pitcher correctement son projet.

Diaporama photo du week-end :

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